« Notre situation reste très précaire »

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Avez-vous trouvé une solution de relogement ?

Nos financeurs se sont engagés à participer au surcoût que représentera une location dans le privé. Mais les sommes qui nous seraient allouées n'ont pas encore été votées. Nous devrons attendre au moins jusqu'à juin pour signer un bail et commencer concrètement les travaux.

Quand emménagerez-vous dans vos nouveaux locaux ?

Pas avant 2010. Se pose ensuite la question de la pérennité, car nos partenaires ne peuvent nous assurer que d'un financement annuel du surcoût. Le changement de local est donc une réelle prise de risque.

Êtes-vous rassurée depuis que le gouvernement a renoncé à diminuer vos subventions ?

Le gouvernement a reculé en garantissant un financement de 3,5 millions d'euros par an pour les trois prochaines années au niveau national. On a sauvé nos miettes. Nos permanences sont financées à hauteur de 8 euros de l'heure depuis la loi de 1961. A l'époque, les conseillères étaient bénévoles. Aujourd'hui, elles coûtent 20 euros de l'heure, donc les 8 euros ne couvrent ni les coûts salariaux ni les coûts de fonctionnement. Tout le monde pense que nous avons remporté notre bras de fer avec le gouvernement, mais notre situation reste très précaire. W

Recueilli par C. H.