La Riviera déborde

Frédéric Legrand

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La tension monte autour des poubelles dans les Alpes-Maritimes. Elus locaux, hauts fonctionnaires et entreprises phosphorent pour trouver une solution alternative après la fermeture de la décharge de la Glacière, près de Nice. Mi-avril, le préfet a annoncé que la décharge devrait fermer en 2010, « d'ici quelques semaines, quelques mois au plus tard ». Pour les communes de l'ouest du département, cela représente près de 300 000 tonnes de déchets à mettre ailleurs chaque année, soit une quarantaine de semi-remorques par jour.

Le groupe Véolia, qui gère la décharge, est chargé par contrat de trouver une solution de remplacement. « Pour le moment, il n'y a pas encore de date en 2010 pour l'arrêt définitif de la décharge, explique son porte-parole. Nous sommes dans une phase de réflexion, il est un peu tôt pour annoncer des pistes. » Etat et collectivités locales avancent en revanche quelques hypothèses. « Il va falloir emmener ces déchets ailleurs, et le surcoût de transport sera payé par la collectivité, souligne Maxime Coullet, conseiller général (UMP) chargé du dossier. Le mieux serait d'aller dans le Var, mais le plan départemental des déchets y interdit le traitement d'ordures extérieures au département. » Un transfert en dehors des Alpes-Maritimes devrait obtenir le double aval du conseil général et de la préfecture concernés. Dans le Var, la préfecture assure « qu'aucune demande n'a été faite » pour accueillir des déchets destinés à la Glacière. Même réponse au conseil général des Bouches-du-Rhône. En matière de déchets, c'est chacun chez soi. W