Coronavirus à Marseille : « Relâchement de l’activité en soins critiques » et reprise des opérations déprogrammées

COVID-19 Le fléchissement du nombre de malades du Covid-19 en soins critiques a permis de libérer quelques lits et la reprise des opérations déprogrammées par le déclenchement du plan blanc, le 7 décembre dernier

Alexandre Vella
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Un bloc opératoire. Illustration.
Un bloc opératoire. Illustration. — Superstock - Sipa
  • La situation dans les unités de soins critiques des hôpitaux publics de Marseille (AP-HM) s’améliore doucement et des lits ont pu être libérés.
  • Cela a permis à l’AP-HM de commencer à reprogrammer les opérations annulées par le déclenchement du plan blanc, indique le professeur Jean-Luc Jouve, président de la Commission médicale de l’AP-HM.
  • Pour autant, la situation en soin conventionnel reste tendue.

Le personnel soignant de l’assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) entrevoit le bout du tunnel. Signe annonciateur d’un début de fléchissement de l’épidémie de  Covid-19, du moins en termes de tension hospitalière dans les unités de soins critiques, les opérations déprogrammées lors du précédent pic épidémique ont pu commencer à reprendre ce lundi matin.

« Nous étions sous le règne du variant Delta, qui est en train de disparaître, et avons un relâchement des hospitalisations en soins critiques avec des lits qui commencent à se libérer », indique le professeur Jean-Luc Jouve, président de la Commission médicale de l’AP-HM. Une bouffée d’oxygène qui permet à l’AP-HM « d’ouvrir 85 % de nos salles d’opération » et d’opérer les patients sur liste d’attente qui avaient vu leur intervention déprogrammée avec  le déclenchement du plan blanc, le 7 décembre dernier.

La situation en unité « conventionnelle reste tendue »

Une bonne nouvelle à trois niveaux. Pour « les patients en états critiques qui attendaient une opération » d’abord. Ensuite, pour le personnel soignant « en situation de stress ». Et enfin, « pour la population, puisqu’il semblerait qu’Omicron soit moins agressif », observe le professeur Jouve. Dans les services de réanimations du département, la situation semble en effet s’améliorer, selon les données de Santé publique France compilées sur le site covidtracker. Cette dernière semaine à vue 17 nouvelles admissions par jour en moyenne contre 23 la semaine précédente.

Pour autant, la situation en unité « conventionnelle reste tendue », tempère-t-il. Comme l’illustrent les 119,6 admissions par jour en moyenne cette dernière semaine dans les Bouches-du-Rhône, et un taux d’incidence toujours plus haut (3.017,5).