Des centaines de manifestants pour sauver le bassin d'emploi

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Entre 300 personnes selon la police et 500 d'après les syndicats ont manifesté hier matin des locaux du Medef à la préfecture, pour protester contre les suppressions d'emplois et pour défendre le pouvoir d'achat. En tête du cortège, les salariés de l'Union Naval Marseille, entreprise liquidée en mars, ont demandé au patronat « de prendre part aux discussions avec l'Etat ». Ceux d'ArcelorMittal - rebaptisé « Arcelor Minable » sur une pancarte - ont quant à eux demandé « un chômage partiel à 100 % au lieu des jours de congés forcés ». Tous se sont donné rendez-vous le 1er mai pour « une grande journée revendicative ».

« Le département est en état d'urgence sociale : champion du RMI, du taux de chômage, des difficultés de logement et de transports, a expliqué Serge Staquet, secrétaire départemental de la CGT, au nom de l'intersyndicale. Tous les bassins d'emploi sont touchés, mais la vocation industrielle des Bouches-du-Rhône ne peut pas être balayée d'un revers de main. » Dans un courrier adressé le mois dernier au préfet, les syndicats ont demandé l'organisation urgente d'une table ronde sur l'emploi. Sans réponse depuis, les manifestants ont publiquement réitéré hier leur demande devant la préfecture, qui ne s'est pas exprimée sur le sujet. ■A. R.