Après les mines, la municipalité mise sur les technologies

— 

Face à la centrale, un panneau publicitaire « Gardanne réussit sa reconversion » promet un changement d'ère. Il annonce la construction de Novactis, parc d'activités de 20 hectares à vocation tertiaire. Ce site fait partie des projets lancés par la commune pour reconvertir le bassin minier en Silicon Valley provençale. Depuis 2008, la ville accueille déjà le centre Georges-Charpak, antenne de l'Ecole des Mines, dévolu à la microélectronique. La municipalité prépare aussi la transformation du puits Morandat en hôtel d'entreprises et site de production d'énergies renouvelables. « Nous misons sur un développement équilibré entre industrie, logement et préservation de la nature, explique le maire, Roger Meï (PCF). Ce n'est pas parce qu'il y a une crise que ça va changer. Je veux attirer des entreprises non polluantes et pourvoyeuses d'emplois. »

Le député Richard Mallié (UMP) est sceptique. « Le maire a compris depuis peu qu'il fallait tourner la page de la mine, mais cela ne suffira pas. Il fait fuir les entreprises en maintenant une taxe professionnelle trop élevée. En revanche, sa politique de logement attire de nouveaux habitants et ça, ça m'arrange... » Car la sociologie de la commune se distingue de moins en moins de celle de la Communauté du pays d'Aix qui l'entoure. Or, Gardanne est la dernière ville du département à ne faire partie d'aucune intercommunalité. ■B. G.