Manifs clairsemées à Gardanne et Marseille

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Toute la ville l'attendait, mais il n'est pas venu. Hier, près de 300 personnes bloquaient l'accès à la gare de Gardanne pour interpeller le président de la République sur la situation des industries locales. Le maire Roger Meï (PC) avait annoncé, la semaine dernière, la venue de Nicolas Sarkozy à l'école d'ingénieurs Georges Charpak, ouverte sur l'ancien site de la mine. Au petit matin, déception : Nicolas Sarkozy ne viendra pas à Gardanne. Peu de manifestants ont fait le déplacement. « On s'attendait à avoir plus de monde », note Djordjé, élève au lycée agricole de Valabre. Au micro, les délégués syndicaux se succèdent, détaillant la situation d'autant d'entreprises menacées dans le bassin d'Aix : la centrale électrique de la Snet, l'usine de microélectronique Atmel, ST Micro...

A Marseille, une centaine d'étudiants et de professeurs venus de Saint-Charles, Saint-Jérôme et Luminy ont choisi de marquer le coup en manifestant porte d'Aix. « Ça ne servait à rien d'aller à Aix pour se faire arrêter par la Bac », estime un étudiant de la fac Saint-Jérôme. Sans trop gêner la circulation, les étudiants organisent des rondes, proposent des câlins gratuits, et déroulent une banderole « Unis contre la Sarkodose ». Le tout sous le regard d'une dizaine de policiers. Comme à Gardanne, le gros des troupes était ailleurs, réparti entre Venelles, Aix-en-Provence et Bouc-Bel-Air. Dans la journée, deux délégations syndicales ont été reçues en préfecture d'Aix et de Marseille. Mais elles n'ont pu parler directement au chef de l'Etat. ■F. L. et C. H.