La Porte d'Aix se cherche une ouverture

Laurent Berneron Photos : Pierre Marsaut

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Beaucoup d'attentes. Les projets concernant la ZAC Saint-Charles, sur le périmètre d'Euroméditerranée, doivent être dévoilés aux habitants d'ici cet été. « Lorsqu'on arrive à la Porte d'Aix aujourd'hui, ce n'est pas la meilleure image de la ville que l'on peut avoir », concède le président d'Euroméditerranée, Guy Teissier (UMP).

Entre une gare toute neuve, le pôle d'affaires de la Joliette et un J4 annoncé comme le phare de Marseille, la Porte d'Aix fait figure de parent pauvre. Circulation dense, logements dégradés, population précarisée, marché sauvage... La zone se cherche toujours une voie. « C'est la quatrième mouture du projet », s'impatiente Jean-Jacques Guipert, président du Comité d'intérêt de quartier. Principale demande du CIQ : du vert. Les élus et Euroméditerranée prévoient ainsi de « reculer » l'A7 dès l'avenue Leclerc afin de la remplacer par un vaste espace vert. Début des travaux prévus fin 2009.

Mis à part ce chantier et contrairement aux quartiers alentours, l'aménagement de la zone, qui demeure aujourd'hui à l'étude, ne prévoit pas de transformations majeures. « Dans le passé, on est allé beaucoup trop vers un centre d'affaires et pas assez vers un centre de vie », estime Guy Teissier. Le quartier de la Porte d'Aix devrait ainsi assurer le rééquilibrage d'Euroméditerranée entre secteur tertiaire, logements et édifices de prestige. Les étudiants y sont attendus : la construction de cités U, rue Bernard-Dubois, se poursuit, et une bibliothèque universitaire est annoncée pour 2012.

Côté logement, la promotion immobilière se fait plus raisonnable. Le premier programme privé achevé boulevard Nédelec ne comporte que 41 logements. La lutte contre l'habitat dégradé demeure l'enjeu principal. Après une première opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) de 2001 à 2006, une nouvelle OPAH, lancée en septembre, doit s'attaquer au problème. A la lumière des opérations menées dans le passé à Belsunce et rue de la République, Nourredine Abouakil, président de l'association Un centre-ville pour tous, suggère une méthode simple : « Réaliser un diagnostic social et construire les logements qui correspondent. »