Les commerçants du quartier se sentent oubliés

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« La gestion de cette place est inexplicable », s'alarme le maire de secteur, Lisette Narducci (PS). En cause : les vendeurs à la sauvette de la Porte d'Aix, responsables, selon l'élue, « d'une situation d'insécurité croissante ». Pour les commerçants, c'est surtout de « la concurrence déloyale et une image déplorable », estime l'un d'eux, installé rue du Bon-Pasteur.

Avec, en plus, le réaménagement prévu de la partie est de l'avenue Camille-Pelletan et les difficultés du marché du Soleil, le commerce n'est pas en forme dans le quartier. « Camille-Pelletan, c'est la cinquième avenue la plus commerciale de Marseille », rappelle un commerçant, contraint de déménager dans le cadre du réaménagement du quartier. Réinstallé plus loin, il risque de devoir partir à nouveau.

Neuf mois après l'incendie du marché du Soleil, ses commerçants sont également désoeuvrés. « Rien n'a été fait par la ville ou par le propriétaire. On aurait pu l'obliger à nous reloger, se désole l'un deux. Avec la crise actuelle, c'est ce type de commerce qu'il faut préserver. » Excédés, ils squattent depuis la semaine dernière leur ancien marché. « On étudie le nouveau projet du propriétaire, que je trouve intéressant, assure l'élue en charge du commerce, Solange Biaggi (UMP). Et on prévoit la création de nouveaux locaux commerciaux autour de la Porte d'Aix. »