la piste d'Élise mène en Suisse

Laura Jaumouillé (avec AFP)

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Les recherches se poursuivaient pour retrouver Elise, hier. La fillette franco-russe de 3 ans et demi a été enlevée vendredi, à Arles (Bouches-du-Rhône), à son père qui a été agressé. Après une fausse alerte indiquant qu'Elise et ses ravisseurs se trouvaient dans un avion entre Genève et Moscou, les enquêteurs ont tourné leur regard vers la Suisse. L'enfant aurait été vue vendredi, avec une femme, dans un TGV Montpellier-­Genève. « Les autorités suisses sont en alerte et font le nécessaire », a affirmé le procureur de Tarascon, Antoine Paganelli, précisant que ce témoignage crucial avait pu être collecté grâce au plan Alerte enlèvement, lancé le jour même.

Si le père de la fillette s'est dit « un peu rassuré », il accuse toujours son ex-femme d'être l'auteur du rapt et de vouloir amener Elise en Russie. La justice française étudie cette piste, mais rappelle qu'elle ne dispose à ce jour « d'aucun élément technique, empreinte ou preuve tangible » permettant de dire avec certitude que la mère est impliquée. Depuis deux ans, la fillette est ballottée par ses parents entre France et Russie. Et un précédent a déjà eu lieu. Quand le père, Jean-Michel André, obtient la garde d'Elise en 2007, son ex-femme, Irina Belenkaya, l'emmène en Russie. Un mandat d'arrêt international est alors lancé contre la mère. Déterminé à la récupérer, le père part en Russie et ramène sa fille en France. Il fait aujourd'hui l'objet d'un mandat d'arrêt russe pour avoir enlevé la fillette, car la mère avait obtenu la garde d'Elise dans son pays. Hier, il a appelé son ex-femme à se signaler « le plus vite possible », se disant prêt à abandonner sa plainte et à trouver un compromis pour la garde d'Elise. ■