« L'avenir de l'Europe est en Méditerranée »

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Comme en 2004, ce scrutin risque d'être marqué par une forte abstention. Comment l'expliquer ?

A chaque échéance, il y a un intérêt, on l'a vu notamment pour le débat sur la Constitution. Mais après, ce soufflé retombe. Il y a une absence de pédagogie de la part des politiques. Or, l'Europe touche au quotidien en permanence, en matière d'environnement, d'économie, d'emploi...

Quels sont les enjeux de ce scrutin ?

Pendant la prochaine mandature, nous allons avoir un débat de fond sur la structure budgétaire. Les choix actuels sont toujours fondés sur des principes des années 1970 : l'agriculture était alors privilégiée, car on voulait être autosuffisants. Aujourd'hui, il va falloir débattre de ces choix et c'est le Parlement qui a le pouvoir budgétaire.

Et les enjeux pour la région Paca ?

Elle bénéficie largement des fonds européens, qui ont permis notamment de financer le pôle Saint-Charles ou le Silo d'Arenc. Et l'avenir de l'Europe se trouve en Méditerranée. On a eu un rééquilibrage à l'Est après la chute du mur de Berlin. Demain, c'est vers le Sud que l'Europe se tournera. ■■Recueilli par S. H.

Trois journées d'information sur les actions de l'Europe en Paca sont prévues les 26, 27 et 28 mars, cours d'Estienne-d'Orves (1er). http://ec.europa.eu/france/marseille