Tempête sociale avant la décision sur l'avenir de l'UNM

— 

La balle est dans le camp du tribunal de commerce. Ce matin, la justice devrait décider de placer en redressement ou en liquidation judiciaire l'Union naval Marseille (UNM), filiale de Boluda. Vendredi, la direction du groupe espagnol de réparation navale s'est expliquée sur le dépôt de bilan de la société marseillaise, annoncé la semaine dernière. « Fin février, la situation financière de l'entreprise présente un déficit rendant impossible la poursuite de l'activité, indique le communiqué de l'UNM. En raison de la tension sociale, la plupart des clients se sont détournés vers d'autres ports de la Méditerranée. » L'UNM s'estime victime d'un conflit qui la dépasse, liée à la réforme portuaire.

La CGT, qui rejette ces accusations, réclame toujours en priorité la tenue d'une table ronde à la préfecture pour sauver l'entreprise, qui emploie 130 personnes. Vendredi, un rassemblement sur le site du chantier naval a réuni quelque 250 personnes. Samedi, pour interpeller le préfet, une quarantaine d'employés de l'UNM ont bloqué un ferry de la Compagnie méridionale de navigation (CMN), qui devait partir pour Barcelone via Ajaccio. La CMN, qui a annulé la traversée, s'est dite « totalement étrangère » aux problèmes de l'UNM, s'estimant « prise en otage ». Les 258 passagers ont été réorientés vers un ferry de la SNCM. ■