Le fichier d’empreintes ADN ne trouve pas ses marques

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Poursuivis pour avoir refusé de livrer leur ADN. Les dossiers des premières personnes qui n’ont pas voulu se soumettre à un prélèvement dans le cadre de la constitution d’un fichier national d’empreintes génétiques des délinquants devaient être débattus, hier, par le tribunal correctionnel de Marseille. Devaient, car le parquet a finalement abandonné ses poursuites face aux explications de Malik, 22 ans. Détenu à Luynes, il ne s’était pas rendu à l’infirmerie du centre de détention pour livrer son ADN aux policiers. « On m’a juste dit d’aller à l’infirmerie, sans m’expliquer pourquoi, se défend Malik. Comme je n’étais pas malade, j’ai préféré continuer ma séance de sport. » Le tribunal l’a relaxé. Deux autres prévenus devaient comparaître libres pour les mêmes faits. Parmi eux, un jeune de 20 ans a refusé à cinq reprises en cinq mois de répondre aux convocations des policiers. Aucun des deux n’est venu à l’audience. G. M.