Fermetures face aux blocages

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Les étudiants voulaient bloquer la fac, la direction a choisi de la fermer. Hier, les grilles du site de Saint-Charles sont restées tirées. Une fermeture « d'accompagnement » qui répond au blocage voté lundi en assemblée générale interprofessionnelle pour protester contre la LRU.

La décision a été prise mardi soir, après une tentative de médiation infructueuse. « La plupart des étudiants ont été prévenus par mail et sont restés chez eux. Nous voulions toucher les personnes qui ne viennent pas aux AG, c'est raté ! On nous met des bâtons dans les roues », regrette Stéphane, du comité de mobilisation.

Côté administration, un seul leitmotiv, « la sécurité » : « Notre but n'est pas de freiner le mouvement, mais nous voulons éviter les conflits entre les grévistes et ceux qui veuillent travailler, se défend Mariane Domeizen, la vice-présidente de l'université de Provence. On est maintenant à la limite de l'année fichue. Les étudiants ont pris beaucoup de retard, ce sera dur à rattraper. »

Pour l'heure, le comité semble décidé à poursuivre son action. Hier, un « marathon de la visibilité » était organisé dans les rues de Marseille pour distribuer des tracts. Un cours en plein air s'est également tenu sur le perron de la fac. Et symboliquement, étudiants, chercheurs et personnels non-enseignants ont dressé poubelles et chaises devant les portes closes.

Aujourd'hui, alors qu'une journée de mobilisation nationale est prévue, le campus sera de nouveau accessible, mais les cours ont été banalisés. Les manifestants marseillais devraient rejoindre leurs homologues d'Aix à 14 h, pour un défilé au départ de la fac de lettres en direction du rectorat. ■J. B.