Privée de maire, Cassis hérite d'un président

Stéphanie Harounyan

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Le bureau du maire de Cassis devrait rester vacant ce mois de mars. Hier, la préfecture a annoncé la mise en place d'une délégation spéciale pour gérer la commune avant l'organisation de nouvelles élections municipales. Le 20 février, le Conseil d'Etat avait annulé le scrutin de mars 2008, estimant que « sept suffrages irrégulièrement exprimés » devaient être déduits de la liste de Danielle Milon (DVD). Elle avait été élue maire avec seulement six voix d'avance au second tour face à l'ancien maire Jean-Pierre Teisseire (UMP).

En attendant un nouveau verdict des urnes, programmé le 29 mars (lire ci-contre), les trois membres de la délégation spéciale - d'anciens fonctionnaires d'Etat à la retraite - auront en charge les affaires courantes de la ville. « Nous allons rencontrer cet après-midi les représentants des services municipaux pour voir avec eux l'organisation de notre travail », précisait hier Jean-Luc Pingrenon, désigné le matin même président de la délégation spéciale. Si ce dernier pourrait, au besoin, célébrer des mariages en lieu et place du maire, le rôle de la délégation spéciale reste limité : « Nous assurerons le suivi des projets lancés par la précédente municipalité, mais nous n'avons pas la compétence pour engager les finances de la communes », souligne le président.

Privée de sa mairie, Danielle Milon, la maire sortante, est déjà repartie en campagne. « Ma permanence est ouverte, et je suis très sereine », expliquait-elle hier, précisant qu'elle bénéficierait, cette fois-ci, du soutien de l'UMP local. Jean-Pierre Teisseire, à l'origine du recours en justice, n'était pas joignable hier. ■