La réparation navale en cale sèche

Frédéric Legrand

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Le travail devait reprendre ce matin au chantier de réparation navale de l'Union Naval Marseille (UNM) à Mourepiane (16e), après 24 heures de grève pour protester contre le licenciement de sept des 130 salariés, a-t-on appris de source syndicale. A Fos et à Port-de-Bouc, les grévistes ont bloqué toute la matinée les six bateaux remorqueurs du groupe Boluda, propriétaire de l'UNM.

Les salariés protestent contre le licenciement de sept de leurs collègues, survenu après une grève contre le recours à la sous-traitance. « Contrairement à ses engagements [lorsqu'il avait racheté l'entreprise fin 2006], Boluda n'a pas lancé de plan de formation, dénonce Olivier Mateu (CGT). Des spécialistes partent à la retraite ou via le plan amiante et ne sont pas remplacés. Et la direction s'appuie là-dessus pour embaucher des sous-traitants. »

Une passe d'armes sur le sujet avait déjà eu lieu au printemps 2007, Boluda menaçant de déposer le bilan de l'UNM si les sous-traitants n'avaient pas accès au site. Une réunion pourrait avoir lieu demain entre les syndicats, la direction et un médiateur. Vendredi, le tribunal de Marseille a débouté Boluda, qui avait assigné cinq de ses salariés pour « entrave à la liberté de travailler » à la suite d'une autre grève. ■