Européennes:le coup d’envoi est donné

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« Je ne me suis pas imposé. On m’a sollicité. » Michel Rocard a lancé, vendredi, au siège marseillais du Parti socialiste, sa campagne pour les élections européennes. La tête de liste du « grand Sud-Est » (Rhône-Alpes, Paca et Corse), coopté par les barons locaux du PS pour éviter – dit-on – l’émergence d’un éventuel leader du cru, a souligné les enjeux régionaux du scrutin du 13 juin : revitaliser les échanges euro-méditerranéens, conforter l’agriculture, et défendre le projet Iter à Cadarache. Ancien parachuté dans la région, Jean-Luc Benhamias, candidat des Verts, confirme, lui, son assise locale. Le nouveau conseiller régional de Paca a même installé son siège de campagne à Marseille. Avec des objectifs modestes : « Les nouvelles règles électorales favorisent l’UMP et le PS. Obtenir deux élus écologistes serait déjà un grand succès », assure-t-il. En revanche, les Marseillais devront attendre fin mai pour rencontrer Françoise Grossetête, qui conduira la liste de l’UMP. Cette Stéphanoise, inconnue du grand public, est pourtant un pilier du premier groupe politique au Parlement européen. En attendant sa venue, Dominique Vlasto, adjointe de Jean-Claude Gaudin, portera les couleurs d’une liste où elle figure en troisième position. Et tentera de conjurer la crainte d’un nouveau vote sanction. « Les Français doivent saisir la grande chance de s’exprimer sur l’Europe et rien d’autre », juge Françoise Grossetête. Quant à la candidature, souhaitée par Jacques Chirac, de l’ex-champion automobile Ari Vatanen en seconde position de la liste UMP, elle est catégorique : « Ce n’est pas un gadget... » Michel Gairaud

têtes Parmi les têtes de listes déclarées dans le «grand Sud-Est» : Thierry Cornillet (UDF); Manuella Gomez (PCF); Jean-Marie Le Pen (FN); Jean-Charles Marchiani (RPF); Roseline Vachetta (LCR/LO). Bernard Tapie a décliné l’offre du PRG.