Les Lustucru ne fléchissent pas

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Une partie des salariés de Lustucru ont manifesté hier devant l’entrée des grands moulins Maurel, à la Valentine. Une cinquantaine d’employés de l’usine sinistrée ont bloqué l’accès à cette fililale de Panzani durant toute la matinée, avant de se rendre, en début d’après-midi, sur la Canebière, pour coller des affichettes sur la vitrine des assurances Generali. Les syndicalistes soupçonnent en effet l’assureur de Panzani d’« arrangement à l’amiable avec la direction, sur le dos des salariés ». Alors qu’une nouvelle table ronde est organisée aujourd’hui à la préfecture, les salariés du site d’Arles ont voulu marquer leur détermination à ne pas accepter la fermeture de leur usine, décidée le 26 mars par Panzani. « Notre expert a fait la démonstration que les arguments géologiques et sanitaires de la direction ne tenaient pas debout », assure Serge Combier, de la CGT. Selon la direction, au contraire, les risques d’inondation existent toujours bel et bien et la réhabilitation coûterait de toute façon trop cher. Autre argument avancé par Michel Peudevin, président de la société Lustucru-riz, la « compétitivité ». Depuis la fermeture du site, Panzani sous-traite la production arlésienne à des usines européennes pour un coût moindre. « Voilà la vraie raison, pointe Serge Combier. C’est pour cela qu’on a fait appel à Nicolas Sarkozy pour discuter directement avec les actionnaires de Panzani. Car ce sont eux les vrais décisionnaires. » La semaine dernière, l’intersyndicale a demandé une audience au nouveau ministre de l’Economie qui, pour l’instant, n’a toujours pas répondu. Stéphanie Harounyan

pétition La pétition de soutien aux salariés du site a déjà recueilli près de 6 300 signatures. L’intersyndicale appelle également la population à se mobiliser le 14 mai, à l’occasion d’une manifestation à Arles, à 10 h 30.