Municipales à Marseille : La justice valide l’élection de David Galtier

CONFIRMATION Le sénateur RN Stéphane Ravier demandait l’annulation de l’élection du 28 juin 2020 dans le 7e secteur

20 Minutes avec AFP
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Une urne de vote.
Une urne de vote. — SIPA

Pas de nouveau séisme politique à Marseille : la justice n’a pas changé lundi l’issue des dernières élections. Le tribunal administratif a confirmé les résultats des élections municipales dans le 7e secteur de la ville remportées par l’ex-général David Galtier (LR), en rejetant les recours déposés par son adversaire, le sénateur RN Stéphane Ravier.

Battu de 387 voix le 28 juin au second tour du scrutin dans les 13e et 14e arrondissements, avec 49,03 % des suffrages contre 50,97 % pour la liste LR, le sénateur RN avait notamment mis en avant dans son recours des signatures différentes sur les cahiers d’émargement, entre le premier et le second tour, pour 443 électeurs. Stéphane Ravier avait remporté en 2014 ce secteur du nord de la ville, avant de céder son siège de maire pour respecter le non-cumul des mandats.

Le tribunal a jugé que 204 suffrages devaient être retirés du nombre de voix recueillies par David Galtier et un suffrage ajouté mais que ces irrégularités n’avaient aucune incidence, un écart de 182 voix persistant à l’issue du second tour. « Ainsi, en France, on peut considérer qu’une élection peut être entachée de 50 % d’irrégularités sans pour autant l’annuler », a réagi le sénateur RN. « Ce jugement est inquiétant en ce qu’il représente un véritable permis de frauder pour les prochaines échéances électorales », estime l’élu qui dit se réserver, avec ses colistiers, « le droit de porter un recours en cassation auprès du Conseil d’Etat ».

D’autres recours rejetés

Les juges du tribunal administratif ont également rejeté les recours de Stéphane Ravier portant sur « l’impact de la crise sanitaire sur le taux de participation », estimant que « le niveau d’abstention constaté » ne pouvait « être regardé comme ayant altéré la sincérité du scrutin ». Les autres griefs mis en avant par le candidat RN portant notamment sur la propagande électorale ou sur le déroulement des opérations de vote ont également été écartés.

Après le rejet d’un autre recours, dans le 3e secteur remporté par la liste du Printemps Marseillais conduite par Michèle Rubirola, la justice administrative doit encore se prononcer dans un dernier dossier, celui du 6e secteur de la ville, remporté par Julien Ravier (LR), et où des soupçons entourent notamment des procurations recueillies dans un Ehpad.