L'Ouest plaide sa cause auprès de Caselli

Stéphanie Harounyan

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La discussion risque d'être animée. Ce matin, les six maires du syndicat d'agglomération nouvelle Ouest-Provence doivent être reçus par Eugène Caselli, le président (PS) de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM). Ce dernier va devoir leur expliquer dans le détail la méthode préconisée pour le traitement des déchets, et surtout l'avenir qu'il réserve à l'incinérateur de Fos, bête noire de Ouest-Provence. « Nous affirmons qu'une autre solution que l'incinérateur est possible, a souligné vendredi Bernard Granié, président (PS) de Ouest-Provence, qui lui présentera son projet bis. J'ai bon espoir que nous aboutissions. »

Pas sûr. Selon les premiers éléments de l'audit commandé sur le sujet par MPM, la communauté urbaine envisagerait de maintenir l'incinération, tout en diminuant sa part au profit de la méthanisation : celle-ci, initialement fixée à 23 %, passerait à 47 %, contre 53 % pour la destruction par le feu. Le tout coûterait 10 millions d'euros de plus par an pendant les vingt ans d'exploitation prévus. « Si j'avais eu le choix, j'aurais proposé la méthanisation à 100 %, mais lorsque j'ai été élu, la partie incinération, la plus coûteuse, était terminée », regrette Eugène Caselli. Un dédit du contrat initial est estimé à 500 millions d'euros. ■