Le jeune caïd fauché en pleine course

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Entendu par la police, l'un des deux survivants de la fusillade de Sainte-Marthe (14e) n'a pas été très loquace, a-t-on appris hier de source proche de enquête. L'autre est toujours dans un état critique. Magistrats et policiers n'ont cependant guère de doutes sur l'origine du guet-apens qui a fait trois morts dans la nuit de mardi à mercredi. Ils passent à la loupe le passé judiciaire des victimes : trois jeunes de la communauté des gens du voyage, un Nord-Africain et un Africain.L'un d'eux, de la cité voisine des Cyprès (13e), retient l'attention. Selon plusieurs sources, il aurait commencé à imposer sa loi dans le trafic de stupéfiants au sein du quartier. Les deux autres victimes ont-elles payé de leur vie cette fréquentation ? Mercredi, le parquet faisait état de tensions dans le trafic de drogue, entraînant des déchaînements de violence. En janvier 2008, un jeune comorien de 19 ans était mort dans la cité des Iris (14e) après avoir été passé à tabac, il était suspecté d'avoir dérobé de la drogue.■ Omar Charif