Appel à projets pour la capitale européenne de la culture

Frédéric Legrand

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Deux ans pour boucler le contenu. Jacques Pfister et Bernard Latarjet, président et directeur de l'association Marseille-Provence 2013, ont présenté hier les prochaines étapes après que la ville a été sélectionnée comme capitale européenne de la culture. Pour pouvoir commercialiser et communiquer sur les événements deux ans à l'avance, Marseille-Provence veut avoir bouclé son programme dès 2011. Pas de grande manifestation en vue pour le moment, donc : « En 2009, on va commencer petit », confirme Jacques Pfister. Dans le budget, 1,3 million d'euros est malgré tout prévu pour des manifestations cette année. Les ateliers de la Méditerranée, des interventions d'artistes dans des entreprises, associations, écoles ou lieux publics, devraient s'amplifier : cinquante sont prévus en 2009. Dans la dernière ligne droite, pour l'année 2013, l'association prévoit 39 millions pour des manifestations exceptionnelles, notamment deux nouveaux festivals et huit grandes fêtes populaires.

D'ici là, Marseille-Provence 2013 va devoir préciser son contenu. Les grandes lignes ont été fixées dès la candidature : dialogue entre les cultures de la Méditerranée, place de l'art dans la ville. Mais il reste encore des pages à écrire. Tout citoyen ou artiste peut proposer un projet, à condition d'être adossé à une structure juridique. Un comité technique expertisera les dossiers avant de les soumettre au conseil d'administration de Marseille-Provence 2013. « Les projets qui seront labellisés capitale européenne de la culture ne le seront pas en fonction de leur taille, assure Bernard Latarjet. L'atelier culturel des Baumettes ne concerne que quelques prisonniers, mais c'est un travail en relation avec une demi-douzaine d'ateliers similaires en Europe. »

Une fois les projets validés par le conseil d'administration de l'association, certains pourraient bénéficier d'un financement. D'autres seront simplement autorisés à utiliser le logo Marseille 2013. Car les finances du projet - 98 millions d'euros au total - ne sont pas extensibles. « Par rapport au nombre d'habitants de Marseille-Provence, c'est moins que ce qu'avait prévu Lille en 2004 », souligne Bernard Latarjet. La complémentarité avec les financements et les projets culturels « habituels » est donc cruciale. Entreprises et collectivités locales assuraient hier que tout allait bien. « Bob Scott [président du jury pour la capitale européenne de la culture] est venu la semaine dernière, et il s'est dit impressionné par l'engagement collectif autour de Marseille 2013 », se réjouissait, hier, Jacques Pfister. ■