Un trop-plein de dirigeants pour 2013 ?

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Qui pilote le projet de capitale européenne de la Culture ? Sur le papier : l'association Marseille Provence 2013, dirigée par le concepteur de la candidature, Bernard Latarjet, et présidée par Jacques Pfister, président de la chambre de commerce. Les décisions sont validées par un conseil d'administration, avec un représentant de chaque collectivité participante, selon le principe « un homme, une voix ».

Pour la ville de Marseille, c'est Dominique Vlasto qui siège au conseil. Mais dans la pratique, 2013 suscite les appétits, surtout à droite où le prestige lié à l'événement pourrait être un atout en vue des municipales de 2014.

Parmi les grandes figures, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin est depuis mai vice-président de la communauté urbaine, en charge de Marseille-Provence 2013. Mais il ne siège pas au conseil d'administration de l'association. Pas plus que Renaud Muselier, qui a reçu « une délégation spéciale pour la préparation de 2013 » pour la ville de Marseille. « J'ai une autorité d'organisation » affirme l'élu, qui assure ne « pas vouloir prendre la place » de Domnique Vlasto. « Mais les choses pourraient changer », prévient-il.

Renaud Muselier vient en outre d'être nommé, par Nicolas Sarkozy, président du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée. Si le rôle de ce conseil dans l'organisation de 2013 demeure flou, Renaud Muselier envisage déjà d'y faire entrer Bernard Latarjet, Bob Scott (président du jury de la candidature) ou encore le réalisateur et producteur Luc Besson. ■ Laurent Berneron