Régime sec pour le tribunal

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Magistrats et fonctionnaires et du tribunal de grande instance (TGI) de Marseille ont dénoncé ensemble vendredi l'« asphyxie financière et institutionnelle » de la justice. Réunis en intersyndicale, ils ont souligné que la dotation du TGI avait baissé d'un tiers en 2008, à 2,15 millions d'euros, malgré l'annonce d'une augmentation globale de 2,6 % du budget du ministère de la Justice. Selon la CFDT, c'est l'administration pénitentiaire qui absorbe une bonne part de la hausse globale. Faute d'argent, chaque magistrat et fonctionnaire du TGI ne dispose pas d'un Code à jour et quinze mille expertises (interprètes, médecins etc.) sont en attente de règlement depuis novembre 2008, ont-ils expliqué. Selon eux, le recours généralisé à la visioconférence, prôné par le ministère, remet en cause l'humanité de la justice pour des raisons d'économies, tandis que la numérisation des procédures pénales génère un surcroît de travail important pour le greffe, sans moyens supplémentaires. ■