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TRANSPORTSUne campagne pour réduire les accidents de trottinette à Marseille

Marseille : La Sécurité routière lance une campagne pour réduire les accidents de trottinette

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Des bandeaux réfléchissants vont être distribués dans tout Marseille afin de limiter les accidents de vélo et de trottinettes
Une femme sur une trottinette sur le Vieux-Port de Marseille
Une femme sur une trottinette sur le Vieux-Port de Marseille - Christophe Simon / AFP / AFP
Mathilde Ceilles

Mathilde Ceilles

L'essentiel

  • Une campagne de la Sécurité routière a été lancée à Marseille.
  • Elle vise à réduire les accidents de trottinettes électriques et de vélos.

Du Vieux-Port au Parc Borély, en passant par la Canebière et les plages du littoral. Depuis mercredi, la Sécurité routière a investi les quatre coins de Marseille , dans le cadre d’une vaste campagne de prévention visant les trottinettes ​ électriques et vélos en libre-service.

A l’approche de l’heure d’hiver, pas moins de 6.000 bandeaux réfléchissants vont être distribués jusqu’à la semaine prochaine sur les vélos loués par la métropole et les trottinettes de l’opérateur Bird, afin de les rendre plus visibles. Avec, en toile de fond, l’espoir de réduire le nombre d’accidents de trottinettes et de vélos à Marseille.

« Nous avons choisi la ville de Marseille, car ici, comme dans d’autres grandes villes de France, on constate une progression de l’usage du vélo urbain et des trottinettes », justifie Marie Gautier-Melleray, déléguée interministérielle à la Sécurité routière. Avec le déconfinement, les deux roues en libre-service rencontrent en effet à Marseille un succès sans précédent. « Nous constatons une hausse de location de 20 % sur les mois de juillet d’août par rapport à l’année dernière, dans un été où les touristes ont été particulièrement nombreux, il est vrai, abonde Yvon Luciani, directeur du service Levélo. Et pour le mois de septembre, on constate une augmentation de 7 % de location par rapport à l’année dernière ».

« Tout le monde fait n’importe quoi »

Or, cette hausse crée des craintes sur la sécurité des cyclistes et usagers de trottinettes, dans la ville désignée la moins cyclable de France. « A Marseille, faire du vélo n’est pas plus dangereux qu’ailleurs, mais c’est vrai que ça peut être impressionnant, tente de sourire Cyril Pimentel, président du collectif marseillais Vélos en Ville. Le truc, c’est qu’ici, tout le monde fait n’importe quoi. L’insécurité pour les vélos est une vérité partout en France, mais peut-être plus à Marseille qu’ailleurs, compte tenu du comportement plus que cavalier de certains automobilistes qui ne respectent pas par exemple les distances de dépassement. On le voit sur les contre-allées du Prado, ils attendent deux secondes »

Et de rappeler : « Les accidents sont rarement provoqués par les cyclistes eux-mêmes. Il faudrait plutôt faire attention aux incivilités commises par les modes de transports les plus dangereux, comme la voiture ou les camions ! » « La distribution de ces bandeaux réfléchissants n’est qu’une partie de la campagne, rappelle Marie Gautier-Melleray. Dans sa globalité, cette campagne vise à s’adresser à l’ensemble des usagers de la route, en demandant aux cyclistes de s’équiper pour leur propre sécurité, mais aussi aux automobilistes, qui doivent faire attention à ces usagers vulnérables. » Le mois de juillet a été en France le plus meurtrier pour les cyclistes depuis dix ans, avec 29 décès.

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