Marsatac sur la défensive en 2009

Frédéric Legrand

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Plus qu'une semaine pour le verdict. Les organisateurs du festival Marsatac espèrent avoir « avant le 15 janvier » une réponse de la mairie sur l'emplacement de l'édition 2009. Depuis quatre ans, le festival était implanté sur l'esplanade du J4, désormais indisponible en raison des travaux de construction du Mucem. « Nous avons besoin de neuf mois pleins pour travailler l'emplacement des scènes, du village associatif, les dessertes de bus... Et nous partons le 18 janvier au Liban pour lancer des partenariats artistiques de la prochaine édition, souligne Laurence Chansigaud, une des organisatrices du festival. Il faut qu'on sache avant si l'édition 2009 peut se faire ou non. » Si Marsatac ne pouvait se tenir cette année, « il n'est pas sûr qu'on puisse s'en relever », estime Laurence Chansigaud. Doté d'un budget d'un million d'euros l'an dernier, le festival est en effet financé à 60 % par la billetterie.

La question du nouvel emplacement avait été soulevée dès la dernière édition de Marsatac, en septembre dernier. Les organisateurs avaient dénoncé à l'époque un manque soutien de la mairie, qui percevrait le festival « plus comme une nuisance que comme une chance ». Peu avant Noël, la municipalité avait finalement proposé un terrain en contrebas du centre commercial Grand Littoral (15e). « Il y a beaucoup de places de parking et nous envisageons, avec la RTM, un service de navettes », explique Maurice Di Nocera, adjoint (Nouveau Centre) aux grands événements. Solution rejetée par Marsatac, le terrain étant très éloigné du centre-ville. Le festival avait avancé une solution sur les plages du Prado, à l'endroit où s'est tenue cet été la Coupe du monde de beach soccer. « Ce n'est pas adapté, tranche Maurice Di Nocera. Le beach soccer, c'est quelques milliers de personnes. Marsatac table sur plus de 25 000. Il y aurait trop de difficultés pour canaliser tout le monde et préserver les pelouses. » L'élu assure ne pas « baisser les bras » et vouloir « tout faire » pour que le festival ait lieu. Une réunion entre tous les élus concernés et les services techniques devrait se tenir d'ici à la fin de la semaine pour « voir s'il peut y avoir un autre terrain ». Lors de sa dixième édition, l'an dernier, Marsatac avait été présenté comme l'un des piliers de la candidature marseillaise au titre de capitale européenne de la culture. ■