Libération de Santos, l'aubaine espagnole

Sandrine Dominique et Frédéric Legrand - ©2008 20 minutes

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La justice espagnole a fait tomber d'un coup la pression qui pesait sur le match OM-Atlético Madrid en libérant sous caution hier Santos Mirasierra, après qu'il eut fait appel. Le supporter de l'OM avait été condamné vendredi à trois ans et demi de prison ferme pour des violences qui auraient été commises contre un policier, lors du match aller. Son avocat ayant fait appel du jugement, le tribunal a annoncé peu avant 17 h la remise en liberté du supporter, détenu depuis le 1er octobre. Santos devrait donc sortir de prison dans la journée. Dès l'annonce de la nouvelle, les Ultras ont fait savoir qu'ils assisteraient finalement au match au Vélodrome, annulant le sit-in prévu aux abords du stade.

A la brasserie du Vélodrome, les supporters scandent « Ils ont libéré, ils ont libéré, San-tos ! ». Les agents de sécurité chargés de la fouille à l'entrée, apprennent la nouvelle : « Ça va nous faciliter la tâche ! » Devant le stade, les proches de Santos laissent éclater leur joie. « Son billet d'avion est déjà réservé ! », assure Séverine, sa compagne. Dans les gradins, 20 000 spectateurs ont revêtu le t-shirt « Libérez Santos ». En dehors des VIP venus avec l'Atlético, pas un supporter espagnol en vue. Durant la première mi-temps, le virage Sud, sur lequel attaque l'OM, chante la liberté de Santos, tandis que le virage Nord insulte les Madrilènes en espagnol. Du chaud, mais rien de méchant.

Plus tôt dans la journée, l'avant-match avait commencé sous la surveillance d'un millier de policiers et gendarmes mobilisés pour l'occasion. Escorté par une nuée de voitures de police - et un hélicoptère - dès leur départ de l'aéroport de Marignane, les deux bus transportant la délégation madrilène sont arrivés sans encombre à l'hôtel Radisson Vieux-Port, utilisé comme QG pour quelques heures par l'Atletico. Au coup de sifflet final, les Espagnols sont repartis directement du stade, direction l'aéroport.

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