Coronavirus à Marseille : La justice ordonne à la mairie d’ouvrir les petites sections de maternelle

EDUCATION La justice estime que la situation marseillaise ne justifie pas la fermeture des petites sections de maternelle

J.S.-M.

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A Nice, une école a dû fermer mi-mai en raison de la découverte d'un élève positif. Ce n'est pas le cas à Marseille.
A Nice, une école a dû fermer mi-mai en raison de la découverte d'un élève positif. Ce n'est pas le cas à Marseille. — SYSPEO/SIPA

Un camouflet juridique pour la mairie de Marseille. La justice ordonne à la ville de rouvrir les petites sections de maternelle, fermées en raison de la crise sanitaire du coronavirus. La mairie avait renvoyé à septembre leur rentrée.

« La décision du maire [Jean-Claude Gaudin] de maintenir fermées les classes de petites sections et toutes petites sections pour les enfants âgés de trois ans porte une atteinte immédiate au droit à l’éducation », écrit dans son jugement le tribunal administratif de Marseille. Il avait été saisi en référé par des parents d’élèves, révoltés par cette décision de l’édile LR.

« La situation de la commune de Marseille (…) ne révèle pas l’existence de raisons impérieuses (…) rendant nécessaire la fermeture généralisée de certains niveaux de classes des écoles maternelles », souligne encore le tribunal.

Un précédent à Bobigny

La commune de Marseille a reconnu, au cours de l’audience, ce jeudi, n’avoir procédé, depuis le 11 mai 2020, à aucun recensement des élèves des classes de petites sections et de toutes petites sections susceptibles de revenir dans leur école.

Fin mai, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) avait enjoint à la mairie de Bobigny de définir des modalités d’accueil en maternelle d’ici à début juin.