Marseille : Une mère et son compagnon mis en examen pour la mort d’un enfant

ENQUETE L’enfant aurait aussi subi des actes de barbarie avant de mourir

20 Minutes avec AFP

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Un camion des marins-pompiers de Marseille. (illustration)
Un camion des marins-pompiers de Marseille. (illustration) — GERARD JULIEN / AFP

La mère d’un enfant de deux ans, mort dans la nuit de mardi à mercredi à Marseille, ainsi que son compagnon ont été mis en examen entre autres pour actes de torture et de barbarie et écroués, a-t-on appris vendredi auprès du parquet. L’homme a également été mis en examen pour « homicide volontaire ».

Le petit garçon avait été découvert par les marins-pompiers dans un « état grave suite à l’appel aux secours du compagnon de la mère », a expliqué dans un communiqué la procureure de Marseille Dominique Laurens. Il est décédé « très rapidement en dépit de l’intervention des secours ». Cet homme a déclaré aux pompiers que « l’enfant était tombé dans l’escalier, version qui était totalement incompatible avec les lésions sur diverses parties de son corps », selon le parquet.

La mère dit être, elle aussi, victime de coups

L’autopsie a révélé que l’enfant est mort suite à des coups et qu’il avait également des brûlures de cigarettes, selon une source proche de l’enquête. Il avait déjà été hospitalisé plusieurs fois, ajoute cette même source. Une information judiciaire a été ouverte jeudi à l’encontre du compagnon de la mère de l’enfant, né en 1994, du chef « d’homicide volontaire sur mineur » et « actes de torture et de barbarie par ascendant ou personne ayant autorité ».

La mère, âgée d’une vingtaine d’années, a également été mise en examen pour « actes de torture et de barbarie » par ascendant ou personne ayant autorité. Selon une source proche de l’enquête, la mère a reconnu avoir assisté aux coups et dit être elle-même victime de violences. La famille était arrivée très récemment d’Espagne. Selon des estimations probablement en deçà de la réalité, un enfant meurt tous les cinq jours des suites de violences intrafamiliales en France.