Marseille : « Acheter une GoPro 350 euros et gagner 20.000 euros, c’est plutôt rentable », lance un étudiant vainqueur d’un concours

BONNE AFFAIRE Nicolas Gaillard, étudiant en dernière année à Polytech Marseille, fait partie des 45 lauréats du GoPro Million Dollar Challenge. « 20 Minutes » dresse le portrait de ce garçon réservé, brillant autodidacte

Jean Saint-Marc

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Nicolas Gaillard fait partie des lauréats d'un concours international organisé par GoPro
Nicolas Gaillard fait partie des lauréats d'un concours international organisé par GoPro — Nicolas Gaillard
  • Nicolas Gaillard, étudiant à Polytech Marseille, fait partie des lauréats du GoPro Million Dollar Challenge.
  • Ce jeune homme de 23 ans hésite entre deux projets : se lancer dans une carrière d’ingénieur, ou tenter de se professionnaliser dans la création multimédia.

« Ah bon ? Un de nos étudiants a remporté un concours ? » A Polytech Marseille, c’est la surprise. Le nom de Nicolas Gaillard est pourtant bien dans leurs dossiers : ce jeune homme de 23 ans, originaire d’Aix-en-Provence, termine cette année ses études, dans la filière « génie industriel et informatique. » Avant d’entamer en mars un stage chez Apsys, une filiale d’Airbus, il vient de remporter 22.222 dollars (soit un peu plus de 20.000 euros) grâce au GoPro Million Dollar Challenge, un concours organisé par la marque de caméras pour vanter son dernier modèle.

« Il fallait acheter le dernier modèle [la Hero8 Black ou MAX] pour participer, raconte Nicolas Gaillard. Je l’ai fait avec l’idée de participer au concours… Environ 350 euros pour en gagner 20.000, c’est plutôt rentable ! »

Il faut dire que ses vidéos, tournées près de Marseille et au col du Lautaret, sont spectaculaires. Sur la première, la caméra plonge dans l’eau depuis une falaise, grâce à un drone. Sur la deuxième, elle file entre les jambes du réalisateur.

La société GoPro a reçu des centaines de vidéos du monde entier, pour finalement choisir les images de 45 lauréats, dont 6 Français. Mais Nicolas Gaillard reste humble et nous parle de sa réussite avec retenue. Le garçon hésite, à l’aube de sa vie professionnelle, entre commencer sa carrière par un poste classique d’ingénieur ou se consacrer à la création multimédia. « Ce concours, c’est bien mais pas décisif, ce ne sont pas 20.000 euros qui vont me faire choisir une carrière », confie Nicolas Gaillard. Il tranchera à la fin de son stage, à l’automne.

« L’école laisse une grande liberté »

« Pour moi, c’est envisageable de faire une pause : chacun a ses expériences, et s’il ne le fait pas tant qu’il est jeune, il ne le fera jamais », lance Lucas Iacono, vice président de l’association d’anciens élèves de Polytech Marseille. Il n’est d’ailleurs pas étonné par cette hésitation : « Chaque étudiant est libre de faire ce qu’il veut dans sa vie personnelle, l’école laisse une grande liberté. On avait par exemple une étudiante qui faisait du sport à haut niveau et qui avait un parcours adapté pour pouvoir participer aux championnats du monde de voile. »

Les études à Polytech auraient donc laissé à Nicolas Gaillard le temps de prendre des cours de photos ? Même pas. « J’ai tout fait en autodidacte, précise-t-il. J’ai appris sur Internet… et sur le tas ! »