Municipales 2020 à Marseille : Michèle Rubirola sera la tête de liste d'union de la gauche du Printemps marseillais

UNION Deux autres listes se présentent à gauche : la dissidente socialiste Samia Ghali, et l’EELV Sébastien Barles

20 Minutes avec AFP

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Michèle Rubirola, ici en 2015.
Michèle Rubirola, ici en 2015. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

La candidate d’union de la gauche aux municipales à Marseille, Michèle Rubirola, a promis vendredi une ville « plus juste et plus verte ».

Seule candidate depuis le retrait de la course de l’élu socialiste Benoît Payan, Michèle Rubirola a été plébiscitée vendredi par 96 % des 2.157 votants du Printemps Marseillais, un mouvement qui regroupe partis de gauche (dont le PS, LFI et le PCF), associatifs et citoyens.

« Il y a un avenir à écrire ensemble, pour une ville plus juste et plus verte », a déclaré la candidate, promettant des « quartiers tous desservis pas les transports en commun, plus fréquents et moins chers », de lutter contre la spéculation immobilière, de « faire revenir la nature en ville » ou encore de miser sur l’éducation pour que tous les petits Marseillais aient « les mêmes chances de réussite ».

Ouverts chacun de leur côté

Membre d’Europe Ecologie-les Verts, Michèle Rubirola en a été suspendue, son parti ayant quitté le Printemps Marseillais pour lancer son propre « rassemblement écologiste et citoyen ». A la tête de cette dernière liste, Sébastien Barles (EELV), présentait de son côté vendredi les promesses clé de son « plan d’urgence pour Marseille », aux côtés du chef de file du parti, Julien Bayou. Il promet notamment un revenu de transition écologique pour aider à la reconversion vers des activités propres, le développement des transports collectifs ou encore la rénovation des écoles.

Chacun de leur côté, les têtes de ces deux listes de gauche ont répété leur volonté d’unité. Mais chacun a renvoyé la balle au concurrent. « Seul le rassemblement de la gauche, des écologistes, et des citoyens permettra de remporter cette ville », dirigée depuis vingt-cinq ans par la droite de Jean-Claude Gaudin (LR), selon Michèle Rubirola. « On a toujours prôné le rassemblement, les autres sont en responsabilité de leur choix », a souligné la tête de liste.

« On va aller jusqu’au bout autour de ma candidature », a martelé de son côté Sébastien Barles, qui affirme garder ses portes ouvertes. Les autres principaux candidats à la mairie de Marseille sont le sénateur Stéphane Ravier pour le RN, la présidente du département et de la métropole Aix-Marseille Martine Vassal pour les Républicains, le sénateur Bruno Gilles en dissident LR, Yvon Berland, l’ancien président de l’université Aix-Marseille, pour LREM, et la sénatrice Samia Ghali, élue sous l’étiquette socialiste mais en rupture de ban avec le parti.