Marseille veut faire le siège de l'UPM

Frédéric Legrand - ©2008 20 minutes

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Quarante-quatre ministres des Affaires étrangères sont attendus aujourd'hui et demain à Marseille pour le second sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM). Lancée en juillet par Nicolas Sarkozy, l'organisme vise à faire collaborer les deux rives de la Méditerranée dans des domaines comme l'environnement, l'économie ou la sécurité. Le chantier s'annonce difficile, notamment à cause des tensions entre Israël et les pays de la Ligue arabe.

La France et l'Europe font le forcing pour mettre en place les institutions de l'UPM, et avant tout son secrétariat permanent. Marseille s'est portée candidate pour l'accueillir, désignant même un adjoint au maire pour s'y consacrer, le député (UMP) Jean Roatta. D'autres villes, dont Barcelone, sont elles aussi sur les rangs. « Dans une négociation internationale aussi compliquée, rien n'est acté », prévient le cabinet du maire de Marseille. D'autant que la ville hôte doit être choisie « par consensus ». La décision, prévue pour demain, pourrait donc être repoussée.

Forte de son emplacement au coeur de la Méditerranée, Marseille assure avoir « les atouts et la légitimité » pour accueillir le secrétariat permanent - soit quelques dizaines de personnes et plusieurs réunions annuelles - que la mairie proposerait d'installer villa Valmer (7e), sur la Corniche. La candidature est aussi une façon de « prendre date » pour accueillir d'autres institutions de l'UPM, entre autres des missions d'expertise techniques dans des domaines comme les autoroutes de la mer, l'énergie solaire ou la dépollution de la Méditerranée.