La Cagole, une (vraie) blonde qui se fait mousser

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Lancée en décembre, la bière La Cagole fait un tabac. Les trois quadras marseillais associés dans l’épopée ont été pris de court : des 38 000 bouteilles du premier brassage, il ne reste quasiment rien. « On la réclame partout, résument, débordés, Christophe Van Ecken, Simone et Yves Darnaud. A Marseille, dans la région, mais aussi à Paris et jusqu’à New York ou Shanghai. » Présentée sur le site Web marseillais-du-monde, La Cagole a séduit les Marseillais exilés. « Il paraît qu’à Hongkong, notre graphisme sert d’écran de veille à quelque 300 ordinateurs », raconte Christophe Van Ecken. La deuxième cuvée de Cagole, en provenance de Tchéquie, ne devrait pas tarder. Avec moins de miel et plus de gaz, à la demande des internautes et des amis. Un tiers des bouteilles va atterrir dans les endroits branchés de la ville, le reste garnira notamment les rayons de certains supermarchés Carrefour. De fait, le succès de La Cagole est moins celui d’une nouvelle bière que d’une image qui ravit son monde. L’étiquette rappelle les vieilles publicités pour le pastis Berger, tout en évoquant les calanques, la grande bleue, le pointu, la femme piquante et l’heure de l’apéro... Des produits dérivés (tabliers, plateaux, verres) seront bientôt en vente dans la toute petite fabrique de bière que l’équipe devrait ouvrir à la mi-mai dans la Montée des Accoules, au Panier. Léna Bitton

italienne La cagole n’est pas seulement une fausse blonde un tantinet vulgaire à la démarche chaloupée. L’expression a d’abord désigné les filles, souvent italiennes, qui « travaillaient aux dattes », pour la maison Micasar à Sainte-Marthe par exemple, et qui portaient un tablier à cagoule.