Franky Zapata incommode ses voisins de Sausset-les-Pins à cause du bruit de son Flyboard

NUISANCES SONORES A Sausset-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône, des habitants se sont plaints des nuisances sonores engendrées par les entraînements de Franky Zapata, l'homme à la machine volante 

A.L.
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Franky Zapata lors de la traversée de la manche à bord de son flying board, le 4 août 2019.
Franky Zapata lors de la traversée de la manche à bord de son flying board, le 4 août 2019. — F.Andrieu / Agence Peps/SIPA
  • A Sausset-les-Pins (Bouches-du-Rhône) une centaine de personnes sont dérangées par les bruits liés au Flyboard de Franky Zapata, selon France Info. 
  • Les nuisances sonores atteignent 120 décibels (le seuil de la douleur) selon une habitante interviewée par le site d'information. 
  • Une enquête judiciaire est en cours, qui a été confiée à la gendarmerie des transports aériens, selon la même source. 

A Sausset-les-Pins, rien ne va plus depuis que de nouveaux bruits ont fait leur apparition. Cette fois, il ne s’agit pas de hérissons, de canards d’un âne ou du coq Maurice, mais c’est une machine volante qui dérange certains des habitants et habitantes de cette commune de 7.000 âmes des Bouches-du-Rhône. Il s’agit du Flyboard de Franky Zapata, selon le site France info, alerté via son dispositif #AlertePollution. 

Franky Zapata, c’est cet ancien champion du monde de jet-ski qui a traversé la Manche par les airs en une vingtaine de minutes début août, à bord d’une plateforme volante qui intéresse les forces spéciales françaises.

Interrogée par le site d’information, une femme, Carole Nozzi, dit être incommodée depuis le printemps 2018, après avoir observé des pointes à 120 décibels (le seuil de la douleur) et une «odeur épouvantable» de kérosène.

Enquête judiciaire en cours

Mais Franky Zapata a obtenu toutes les autorisations de la préfecture depuis septembre 2017, et doit respecter des règles précises : il ne peut pas voler les dimanches et jours fériés, ni le matin avant 10 heures, ni entre 12 heures et 15 heures, ni après 18h30, selon France Info, qui détaille : « Il ne doit pas s'entraîner pendant plus d'une heure et demie et pas plus de deux fois par semaine. Il ne doit pas survoler les baigneurs ou les navires. Le Flyboard doit rester au garage lorsque le vent vient de la mer. »

Des règles qui ne suffisent pas à calmer l’ire d’une centaine de personnes remontées contre l’inventeur. Une enquête judiciaire est en cours, qui a été confiée à la gendarmerie des transports aériens, selon France info.