Victoire dans les règles de l'art

Benjamin Chapon - ©2008 20 minutes

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« Bon vent Marseille. » C'est sur ces mots que Bob Scott, président du jury, a annoncé hier que la cité phocéenne avait été choisie pour être la Capitale européenne de la culture 2013, l'emportant face à Bordeaux, Toulouse et Lyon. « Une des raisons de notre succès est le collectif », a expliqué Bernard Latarjet, directeur de la candidature marseillaise. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), a, lui, salué l'accomplissement d'un travail de « trois cents personnes pendant trois ans ».

La candidature marseillaise n'a pourtant pas fait dans la folie des grandeurs : budget raisonnable, dossier « sage et sérieux », selon deux membres du jury... « Marseille est sur une ligne de front, a expliqué Bernard Latarjet. Les relations entre l'Europe et ses midis, dans la dimension culturelle, sont de plus en plus conflictuelles. Ce qui se joue à Marseille doit servir de modèle à l'Europe. » Plus politique que culturelle, la candidature marseillaise a aussi séduit... par ses faiblesses. « Le fait que c'est la ville qui avait le plus besoin de ce coup de pouce a sûrement été un argument fort, confesse-t-il. A l'instar de Liverpool, qui a battu Newcastle pour l'obtention du titre 2008, c'est la candidate qui a le plus d'efforts à faire pour être au niveau. Les autres villes étaient sans doute plus fortes que nous. » « Marseille a un meilleur climat et Liverpool a une meilleure équipe de football, mais sinon, il y avait beaucoup de points communs entre les deux projets », a confirmé de son côté Bob Scott, qui avait présidé la candidature de Liverpool. Celui-ci n'a d'ailleurs jamais caché sa préférence pour la cité phocéenne. Satisfait, Jean-Claude Gaudin ne verse pas pour autant dans le triomphalisme : « En matière d'équipements, nous aurons beaucoup à faire. »

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