Marseille: Les salariés du McDonald's de Saint-Barthélémy menacés de licenciement à partir du 26 octobre, faute d'accord

INFO 20 MINUTES La proposition de reprise ne serait maintenue que jusqu’au 26 octobre. Sans accord, ces salariés du McDonald’s de Saint-Barthélémy pourraient être licenciés…

Mathilde Ceilles
Les salariés de McDonald's devant le tribunal de Marseille.
Les salariés de McDonald's devant le tribunal de Marseille. — Christophe Simon / AFP
  • Les salariés du McDonald’s de Saint-Barthélémy se battent contre un projet de cession de leur restaurant.
  • Une proposition de rachat leur a été faite, mais ils l’ont refusé.
  • Dans un courrier, leur franchisé indique que faute d’accord, des licenciements sont à envisager à partir du 26 octobre.

Les salariés du McDonald’s de Saint-Barthélemy pourraient être bientôt licenciés, faute d’accord sur l’avenir de ce restaurant des quartiers Nord de Marseille, selon les déclarations de l’actuel propriétaire dans un courrier consulté en exclusivité par 20 Minutes.

Depuis plusieurs mois, les salariés de ce restaurant, présenté comme déficitaire par la direction, se battent contre un projet de cession qui prévoit la transformation de leur établissement en un restaurant asiatique halal.

Une proposition de reprise maintenue jusqu’au 26 octobre

Dans ce courrier daté du 12 octobre, Jean-Pierre Brochiero, franchisé et actuel propriétaire du restaurant, réitère la proposition d’un autre franchisé, Mohamed Abbassi, de reprendre le restaurant, à condition de supprimer les quatre postes de direction. Une proposition dont ne veulent pas les salariés.

Dans cette lettre que 20 Minutes a pu se procurer, Jean-Pierre Brochiero réitère cette proposition de reprise, en précisant qu’elle « ne sera maintenue que jusqu’au 26 octobre ». Et d’ajouter :

Si la position de refus était maintenue à cette date, eu égard aux importantes pertes de la société et l’impossibilité d’envisager un maintien de la situation en l’état, nous serions amenés à envisager l’arrêt d’activité de la société et le licenciement de l’ensemble des salariés »

Pour Me Ralph Blindauer, avocat des salariés de McDonald’s, cette lettre constitue une sorte de chantage à l’emploi. « J’ai porté plainte pour extorsion de signature, indique-t-il. Cela revient à prendre tous les salariés en otage et leur dire que s’ils ne signent pas, le restaurant ferme ! » Dans le courrier adressé aux salariés, Jean-Pierre Brochiero affirme ne pas souhaiter « arriver à cette extrémité », mais en être contraint « en l’absence d’accord ». Une audience sur la vente de ces McDonald’s de Marseille est prévue ce jeudi devant le tribunal, tandis qu’une réunion entre avocats, selon ce même courrier, est prévue le 26 octobre.

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