Le public bat le pavé en force

Amandine Roncoule - ©2008 20 minutes

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Entre 7 000 personnes, selon la police, et 30 000, selon les syndicats, ont défilé hier matin à Marseille pour la défense des services publics. En tête de cortège, les lycéens, venus par centaines, brandissaient pancartes et slogans pessimistes sur leur avenir. « 2010 : maman c'est quoi un prof ? », questionne une affiche tandis qu'une autre annonce la profession comme « en voie de disparition ». Dans l'académie, 345 postes devraient être supprimés à la rentrée.

La grève a été « massivement suivie », affirme le Syndicat national de l'enseignement secondaire (Snes), avec 60 % de grévistes dans les collèges et 55 % dans les lycées. Dans le premier degré, le taux s'élève à 75 %, selon les syndicats. Derrière la banderole unitaire dénonçant « la casse du service public », Mireille Chessa, secrétaire départementale de l'union départementale CGT constate « la puissante grève dans l'éducation » mais aussi « la forte mobilisation de toute la fonction publique ». « C'est un ras-le-bol général : retraites, salaires, privatisations, pouvoir d'achat, emploi... », énumère un manifestant brandissant une marionnette articulée de François Fillon portant une pancarte « Wanted acquis sociaux ».