L'«Aquarius» dans le port de Malte, le 15 août 2018.
L'«Aquarius» dans le port de Malte, le 15 août 2018. — Raphael Satter/AP/SIPA

IMMIGRATION

VIDEO. En route vers Marseille, l'«Aquarius» demande à la France l'autorisation de débarquer

A bord du bateau humanitaire, 58 migrants secourus attendent d'accoster en Europe...

L'Aquarius est « en route vers Marseille ». Les ONG à bord du navire humanitaire ont demandé ce lundi aux autorités françaises d’autoriser « à titre exceptionnel » le débarquement des 58 migrants à son bord. La France n'a pas encore donné de réponse claire. 

 

« C’est la seule option que nous avons » pour permettre à l'Aquarius, « dernier navire » civil dans la zone, « de continuer sa mission » de sauvetage des migrants, a expliqué Frédéric Penard lors d’une conférence de presse à Paris.

Seule destination possible

«Comme nous l'avons fait à plusieurs reprises au cours des derniers mois, nous recherchons une solution européenne selon le principe du port sûr le plus proche», a répondu Matignon dans la journée. 

SOS Méditerrannée a souligné l'urgence de la situation, avec 17 femmes et 18 mineurs à bord du navire. « La seule destination possible aujourd’hui est Marseille », qui est le port d’attache du navire, a-t-il martelé, alors que l’Aquarius vient d’apprendre que les autorités panaméennes allaient lui retirer son pavillon.

Pour l’instant « le bateau est toujours dans les eaux internationales au large de la Libye » même si « nous reprenons la route du nord », a indiqué Sophie Beau, la vice-présidente de l’ONG. « Nous avons alerté d’autres pays, mais nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser, compte tenu de la situation humanitaire », a ajouté Francis Vallat, président de l’ONG en France. Sans préjuger de la réponse, il a assuré qu’à aucun moment les autorités « ne nous ont dissuadés de monter vers Marseille ».

Une situation « critique »

Malgré les menaces panaméennes de retrait du pavillon, « nous sommes déterminés à ce que l’Aquarius reparte, il y a un besoin impératif de sauver des vies en Méditerranée », a ajouté Frédéric Penard, en soulignant que la situation était « extrêmement critique », puisque «  nous risquons de perdre le pavillon du Panama au moment où nous toucherons terre. »

En juin, l’Aquarius avait déjà été au cœur d’une crise diplomatique, après avoir récupéré 630 migrants au large de la Libye, débarqués en Espagne après le refus de l’Italie et de Malte de les accepter. Le scénario s’était répété en août pour 141 migrants débarqués à Malte.