Marseille: Les bailleurs de la cité d'Air Bel mis en demeure d'agir face aux légionelles

SOCIETE L'un des habitants serait décédé d'une légionellose début septembre 2017...

M.C. avec AFP

— 

Illustration eau du robinet
Illustration eau du robinet — FRED TANNEAU / AFP

Le préfet tape du poing sur la table. Dans un arrêté signé le 16 juillet et dont l’AFP a eu connaissance ce mardi, la préfecture des Bouches-du-Rhône met en demeure les bailleurs de la cité marseillaise d' Air-Bel. Le préfet les somme de remédier au risque d’exposition aux légionelles qui menace les 6.900 habitants de ce quartier, via le réseau d’eau chaude des immeubles.

Il y a quelques mois, 20 Minutes s'était rendu dans cette cité du 11e arrondissement, à la rencontre de Jamila Haouache, dont le frère Djamel, 45 ans, est décédé en septembre dernier d'une légionellose. 

C’est environ un mois après ce décès que la présence de légionelles dans le réseau d’eau chaude d’Air-Bel a été officiellement détectée. Mais aucun lien n’avait pu être démontré entre la légionellose du frère de Jamila Haouache et les légionelles détectées à Air-Bel.

« Des concentrations en légionelles très supérieures au seuil sanitaire »

Dans son arrêté, le préfet note que des mesures ont déjà été mises en œuvre par les bailleurs, mais elles « ne suffisent pas » à réduire ce risque. Les bailleurs sociaux visés sont Logirem, Unicil et Erilia, ainsi que le syndic.

Des analyses réalisées en avril et mai « font apparaître des concentrations en légionelles très supérieures au seuil sanitaire » limite, soit « une exposition à des risques sanitaires importants », précise l’arrêté préfectoral. Concrètement, les bailleurs et le syndic sont mis en demeure d’identifier les points d’eau à risque d’ici le 15 août au plus tard, et de les équiper de filtres d’ici le 31 août.

>> A lire aussi : Nantes: Enquête en cours après le signalement d'un cas de légionellose

​​​​