Bouches-du-Rhône: Moins de plages labellisées Pavillon Bleu qu'en Auvergne!

BAIGNADE Dans les Bouches-du-Rhône, seulement sept plages sont labélisées Pavillon Bleu. Aucune à Marseille…

Adrien Max

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Plage ayant reçu le label pavillon bleu
Plage ayant reçu le label pavillon bleu — Patrick Bernard AFP
  • Dans les Bouches-du-Rhône, seulement sept plages sont labellisées Pavillon Bleu, c’est une de plus que l’Auvergne.
  • Plus que la qualité de l’eau, ces Pavillon Bleu traduisent surtout une différence de stratégie dans les villes.

Plus de poissons, mais toujours pas de pavillon bleu à l’horizon. Les plages labélisées « Pavillon Bleu » sont désormais connues pour cette saison 2018. Et surprise, la ville de Marseille n’en dispose d’aucune, le département des Bouches-du-Rhône en compte seulement sept dans cinq communes. A titre de comparaison, l’Auvergne a six communes labellisées, une région pourtant loin d’être connue pour ses plages.

Comment interpréter ce classement peu honorable pour un département bordé de kilomètre de plages, quand on sait que son voisin varois dispose de plus d’une quarantaine de plages labélisées ? « Ce qu’il faut savoir c’est qu’il s’agit d’une démarche volontaire des communes pour demander le Pavillon bleu, explique Pascale Barrès, coordinatrice nationale. Si les communes ne déposent pas de dossier, les plages ne seront donc pas labélisées. » Selon elle, il n’y a pas plus de refus de dossier dans les Bouches-du-Rhône, qu’ailleurs. « Environ 90 à 95 % des dossiers déposés sont labélisés », précise Pascale Barrès.

« On est déjà à bloc en termes de fréquentation »

Justement, l’explication de la mairie est simple : elle ne candidate pas. « Il s’agit d’un label d’appel pour lequel il faut adhérer, et sur le principe je suis contre. On est déjà à bloc en termes de fréquentation des plages, je dois gérer des difficultés d’usages donc nous n’avons pas intérêt à ce qu’il y ait plus de monde », se défend Didier Réault, adjoint LR pour la mer.

Concernant la qualité de l’eau des plages marseillaises, elle est validée par l’Agence régionale de santé. « Nous avons 21 plages, 18 sont classées excellente qualité d’eau et trois en bonne qualité d’eau. Il nous reste bien sûr du travail à faire, notamment pour l’accessibilité. Mais beaucoup de choses vont changer dans les années à venir, avec la récupération de la concession des plages par la mairie », ajoute l’élu.

Pourtant ce label est bénéfique pour la commune de Fos-sur-Mer. « Nous sommes dans une zone connue pour son activité industrio-petrolière, et donc la pollution qu’elle génère. Nous avons voulu prouver que nous nous engagions dans une démarche environnementale, ce Pavillon Bleu en est le signe. Et ça fonctionne, nos plages sont bondées tous les étés », témoignent les services de la ville, qui bénéficie du label depuis 23 ans.

« C’est très important pour le tourisme »

A Cassis aussi, la maire Danielle Milon se félicite de ce label obtenu il y a neuf ans. « C’est très important pour le tourisme, le label permet aussi de bénéficier d’une communication nationale. Les touristes européens et américains y accordent de l’importance. J’y tiens beaucoup et j’aimerais qu’il y en ait un maximum sur notre territoire », témoigne celle qui est aussi en charge du tourisme à la métropole.

Si Marseille ne dispose d’aucun Pavillon Bleu pour ses plages, plusieurs ports sont labélisés comme le Vieux-Port ou celui de la Pointe-Rouge. « Il s’agit là de certains critères spécifiques à la plaisance. C’est d’ailleurs au port d’en faire la demande. La qualité de l’eau n’est pas prise en compte puisque la baignade y est souvent interdite », explique Pacale Barrès.

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