Peu de témoignages sur les violences policières

A. R. - ©2008 20 minutes

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Une trentaine de cas de violences policières a été dénombrée par l'Obervatoire départemental sur les violences policières illégitimes (OVPI), entre 2006 et 2007. « Les affaires traitées par l'Observatoire ne sont que la partie émergée de l'icerberg, car beaucoup de gens ne souhaitent pas donner de suite lorsqu'elles ont subi des violences, précise HélèneVeyron du MRAP. Les victimes ont souvent l'impression que c'est le pot de terre contre le pot de fer. » Certaines populations sont particulièrement exposées à ces violences, souligne l'OVIP : « les jeunes, les manifestants ou les personnes étrangères ou d'origines étrangères », détaille Marc Jeanjean, de la Ligue des droits de l'homme (LDH).

Composé de la Cimade, de la LDH et du Mouvement contre le Racisme (MRAP), l'OVPI 13 dénonce un « tout sécuritaire ». Pour Chantal Mainguy de la LDH, « la police est soumise, dans le département, à des obligations sur le nombre de contrôles d'identité qui dérapent souvent en contrôles au faciès, interpellations et dérapages ». « Toute la police n'a pas la conviction de l'impunité, note Jean-Pierre Cavallié, délégué régional de la Cimade. Notre rôle est juste de remettre du droit là où il n'y en a plus. »