La CGT des ports pose ses conditions

Frédéric Legrand - ©2008 20 minutes

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C'est tendu, mais on continue. La CGT a réclamé hier au gouvernement « un engagement écrit » de ne pas transférer au privé des outillages et personnels publics des ports. L'Etat avait lancé en janvier un grand projet de réforme des ports.

Début février, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, était venu à Marseille rencontrer les syndicats. « Il faut trouver des solutions quai par quai », avait-t-il prévenu, en envisageant dans le même temps de larges transferts vers le privé : « Les grutiers, la maintenance, le déchargement du pétrole » et les agents du terminal méthanier, dont le sort avait valu à Marseille quinze jours de blocage du port.

Hier, la fédération des ports et des docks CGT a demandé à l'Etat de ne pas déposer de projet de loi en ce sens au printemps, « dès lors que les négociations s'engagent ». La CGT attend une réponse « avant le 18 mars », sous peine d'une « action nationale reconductible » à partir du 20 mars. Le ministère assurait hier vouloir « poursuivre la concertation », tout en gardant le calendrier initialement prévu : le dépôt d'un projet de loi de réforme des ports au printemps.