Au procès Montigny, les nationalistes incriminés

- ©2008 20 minutes

— 

L'un des six accusés du procès Montigny, François Mariani, a estimé samedi que la mort de Nicolas Montigny, assassiné de onze balles de pistolet automatique le 5 septembre 2001, était liée à des « règlements de comptes » au sein du groupuscule indépendantiste clandestin Armata Corsa. « Armata Corsa, ce sont des saints alors que moi, je suis presque Ben Laden », s'est emporté François Mariani, estimant que la justice avait à tort porté ses accusations sur lui et les cinq autres accusés. « Moi, je ne suis pas nationaliste, je m'en fous des nationalistes, ils plastiquent, ils tuent, et ensuite, ils font appel à la justice française, il faudrait savoir ce qu'ils veulent », a-t-il ajouté devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.

Dernier des accusés à être interrogé, son fils, âgé de 42 ans, qui a passé pratiquement la moitié de son existence en détention a de nouveau clamé son innocence. « C'est pas parce que j'ai fait vingt ans de prison qu'il faut qu'on baisse le rideau et qu'on dise : c'est Mariani », a-t-il lancé. Après les plaidoiries de la partie civile, les réquisitions et les plaidoiries de la défense prévues cette semaine, le verdict est attendu vendredi.