Marseille: Fin de la grève des poubelles après 13 jours de conflit

GRÈVE La société Derichebourg, qui gère le ramassage des poubelles dans trois arrondissements, est parvenue à un accord pour la reprise du travail avec ses salariés…

A.M. avec AFP

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Les poubelles débordent à Marseille avec la grève des éboueurs
Les poubelles débordent à Marseille avec la grève des éboueurs — BORIS HORVAT / AFP
  • La société Derichebourg et ses salariés sont parvenus à un accord lundi soir après 13 jours de grève.
  • Aucune poursuite n’est prévue contre les grévistes, qui ont obtenu des garanties sur le maintien de leur niveau de salaire.

Le ramassage des poubelles va enfin pouvoir repris lundi soir après 13 jours de grève. La société Derichebourg et les syndicats sont parvenus à un accord, ont-ils annoncé à l’AFP. « On a signé un protocole de fin de conflit, sur la base de celui que nous avions présenté mercredi dernier », avec « des aménagements plus favorables », a déclaré le directeur général nettoiement de la société, Emmanuel Brun.

Selon le porte-parole des grévistes, Kamel Djeffel, la direction de l’entreprise s’est engagée à « étudier le cas de chaque salarié, et verser la différence de salaire si une perte est constatée depuis le rachat par la société Derichebourg ». « La société Derichebourg a fait le choix de revenir à la raison et maintenir les acquis », s’est-il réjoui.

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Pression et menace

Comme réclamé par les syndicats, aucune poursuite judiciaire ne devrait être maintenue à l’encontre des éboueurs, ont fait savoir les deux parties. « L’effet est immédiat : les premiers camions tournent depuis ce lundi soir pour ramasser les ordures », a précisé Kamel Djeffel, et « dès demain mardi matin, les Marseillais pourront voir la différence ».

Dans trois arrondissements de Marseille (2e, 15e et 16e), les poubelles débordaient toujours lundi matin, après 13 jours de grève des éboueurs de la société Derichebourg. « La société Derichebourg veut tourner la page de ce conflit », a commenté son directeur général, regrettant le « coût colossal induit [par le mouvement] en termes d’image, d’économie et de traces laissées dans l’entreprise ».

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Dès mardi, des grévistes avaient accepté de débloquer des centres de transfert, permettant aux éboueurs non grévistes et d’autres arrondissements d’y vider leurs bennes. Pourtant, dans un communiqué transmis au cours du week-end, la société s’était émue de la présence de salariés, venus d’autres sociétés qui, au moyen de « pressions et menaces » empêchaient depuis jeudi la reprise du travail des salariés qui le souhaitaient. Des affirmations réfutées par les salariés.