Grève des éboueurs à Marseille: Derichebourg dénonce des violences, les syndicats démentent

PROPRETE La grève des éboueurs dure depuis plus d’une semaine dans certains arrondissements de Marseille…

M.Cei. avec AFP

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Les poubelles s’amoncellent à Marseille.
Les poubelles s’amoncellent à Marseille. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

La collecte des ordures à Marseille est « régulièrement perturbée par l’intervention de grévistes et d’individus extérieurs à l’entreprise », accuse dimanche la société Derichebourg, dont 200 salariés sont en grève depuis 12 jours, des allégations réfutées par les syndicats. Dans un communiqué, Derichebourg dénonce des gens « violents, menaçants, entravant les voies de circulation à l’aide de véhicules et scooters ».

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Le groupe pointe du doigt « des représentants de sociétés concurrentes ». « Depuis jeudi matin, ils empêchent la reprise du travail des salariés qui le souhaitent, usant de pressions et menaces, alors même que des avancées significatives dans les négociations avaient été réalisées par toutes les parties prenantes », affirme-t-il.

Les syndicats démentent

Kamel Djeffel, secrétaire national de la Confédération autonome du travail, porte-parole des grévistes, récuse ces accusations. « C’est regrettable, on va dire qu’il s’agit d’une maladresse de communication », a-t-il déclaré à l’AFP. « Samedi soir à 22H00 nous avons pris l’engagement de ne pas bloquer les intérimaires qui font le travail des grévistes », a-t-il ajouté.

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Dans trois arrondissements de Marseille (2e, 15e et 16e), les poubelles débordent toujours dimanche après 12 jours de grève des éboueurs de la société Derichebourg. Mardi pourtant, la tension était retombée autour du ramassage des poubelles dans la cité phocéenne. Les grévistes - qui n’ont pas repris la collecte des ordures - avaient accepté de débloquer des centres de transferts, permettant aux éboueurs non grévistes et d’autres arrondissements d’y vider leurs bennes.

Mais dès jeudi, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR), et président de la métropole Aix-Marseille-Provence, en charge des déchets, a déploré dans un communiqué que « près de 2.800 tonnes d’ordures restaient encore à collecter ». Jean-Claude Gaudin demandait à Derichebourg « de mettre tous les moyens en œuvre pour remplir ses obligations contractuelles, y compris, si nécessaire, en recourant à des agents intérimaires ».