Grève des éboueurs: Le maire Jean-Claude Gaudin en appelle au Préfet

POUBELLE Face au blocage de centre de transferts des déchets à Marseille, Jean-Claude Gaudin en appelle au Préfet pour débloquer la situation…

A.M. avec AFP

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Illustration d'un tas de poubelle, ici à Marseille.
Illustration d'un tas de poubelle, ici à Marseille. — Mickaël Penverne / 20 Minutes
  • Tous les sites de transferts de déchets de Marseille sont bloqués.
  • Les poubelles s’amoncellent dans la ville
  • Jean-Claude Gaudin demande l’intervention du Préfet pour mettre fin à la situation.

Le maire de Marseille et président de la métropole Jean-Claude Gaudin (LR) demande l’intervention du préfet pour libérer les centres de transfert d’ordures bloqués alors que le mouvement de grève des éboueurs à  Marseille s’est durcie ce dimanche, Dans un communiqué, Jean-Claude Gaudin a déploré : « A cause de ce blocage, aucune poubelle n’a pu être ramassée au cours de la nuit dernière. C’est inadmissible ! ».

En plus de l’arrêt du ramassage des ordures dans 3 arrondissements de la ville, le blocage par des grévistes de centres de transfert de déchets provoquait l’amoncellement d’ordures dans plusieurs quartiers de Marseille. « Le Préfet doit intervenir : il en va de la salubrité de nos rues et de la santé publique de nos concitoyens », a insisté Jean-Claude Gaudin.

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200 grèvistes

D’après un représentant du personnel, depuis samedi tous les centres de transfert de déchets de la cité phocéenne étaient bloqués. « Du coup toute la ville va être touchée car même les camions qui ramassaient encore sont pleins. Nous ne sommes pas une minorité, nous sommes 100 % de grévistes, donc plus de 200 personnes », a assuré Tahar Ghali du syndicat FO.

Samedi, la métropole a fait procéder au relevé d’identité des grévistes. Un référé doit être examiné lundi ou mardi par le tribunal administratif, par lequel la métropole espère obtenir l’intervention des forces de l’ordre, « mais les procédures sont bien trop lentes pour prendre en compte l’urgence de la situation », a estimé Jean-Claude Gaudin.

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Les 250 salariés de la société Derichebourg chargés du nettoiement des 2e, 15e et 16e arrondissements avaient cessé le travail mercredi pour demander le maintien d’une prime qui, selon eux, a été diminuée par Derichebourg quand elle est devenue le nouveau prestataire du ramassage d’ordures dans ces arrondissements. La direction de Derichebourg avait estimé de son côté « avoir fait des réponses très précises sur les revendications », indiquant que les primes de 8 à 80 euros seraient versées.