Marseille: Huit ans de prison pour le pilier d'une bande de trafiquant

JUSTICE Ahmed Benhammou, 31 ans, était jugé pour des tirs de kalachnikov contre des associés après un «go fast»…

A.M. avec AFP
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Le tribunal correctionnel de Marseille (Illustration)
Le tribunal correctionnel de Marseille (Illustration) — Mickaël Penverne / 20 Minutes
  • Ahmed Benhammou est considéré comme « le second chef » de la bande des Carmes.
  • Des peines de 18 mois à quatre ans fermes de prison ont été prononcées contre six co-prévenus.

Ahmed Benhammou, 31 ans, soupçonné d’être un pilier de la bande marseillaise des Carmes a été condamné à huit ans de prison, mercredi, par le tribunal correctionnel de Marseille. Il était jugé pour des tirs de kalachnikov contre des associés avec lesquels son équipe venait de réaliser un « go fast ».

Dans la nuit du 25 au 26 novembre 2014, trois coups de feu avaient été tirés contre la voiture de trois jeunes trafiquants de Montpellier qui, le matin même en compagnie de membres de l’équipe des Carmes, venaient d’acheminer à Marseille 70 kg de résine de cannabis depuis Perpignan. Aucun d’eux n’avait été touché.

« Le second chef » de la bande des Carmes

Jugé pour violences volontaires avec arme, le tribunal a requalifié les faits en complicité par « fourniture de moyens ». Un des jeunes trafiquants montpelliérains avait désigné Ahmed Benhammou comme le chauffeur de la voiture des agresseurs avec lesquels ils communiquaient pour se donner rendez-vous en vue d’être réglés par les Marseillais. Il indiquait l’avoir reconnu à la voix, au téléphone, les trois agresseurs étant tous cagoulés.



Une peine de neuf années de prison avait été requise mardi contre Ahmed Benhammou, décrit par le procureur comme « le second chef » de la bande des Carmes qualifiée d'« équipe de malfaiteurs située à un niveau élevé de la hiérarchie criminelle et composée de gens prudents, expérimentés et dangereux ».

Association de clan

L’enquête avait permis la découverte de plusieurs boxes de garage où étaient entreposées des voitures volées, des « véhicules de guerre », selon les enquêteurs, et plusieurs armes dont deux Kalachnikovs. Selon la police judiciaire marseillaise, l’équipe des Carmes se serait associée au clan des Remadnia dans la guerre de territoires qui l’opposerait à celui des Berrebouh sur le marché de la drogue dans les quartiers Nord de Marseille.

Un « présupposé policier » dénoncé par Me Pascal Roubaud, défenseur d’Ahmed Benhammou, qui a contesté les faits affirmant n’être qu’un voleur et un receleur de voitures. Des peines allant de dix-huit mois dont douze avec sursis à quatre ans ferme ont été prononcées contre six co-prévenus jugés notamment pour recels et associations de malfaiteurs.