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LIGUE EUROPAPas si vite... Non, l'OM n'est pas sorti de la crise, voilà pourquoi

Marseille: Pas si vite... Non, l'OM n'est pas (encore) sorti de la crise, voilà pourquoi

LIGUE EUROPATimides vainqueurs des Turcs de Konyaspor (1-0), les Marseillais ne sont pas tout à fait sortis de l'ornière...
Les Turcs de Konyaspor ont mis l'OM en difficulté.
Les Turcs de Konyaspor ont mis l'OM en difficulté. - A.-C. Poujoulat / AFP
Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

L'essentiel

  • Trois points, pas de but encaissé et deux concurrents qui font match nul : sur le plan comptable, cette victoire de l'OM face à Konyaspor fait beaucoup de bien.
  • Sur le fond, elle n'est tout de même pas très rassurante...
  • L'OM affronte Amiens, ce dimanche (15 heures), avec l'ambition de sortir cette fois plus franchement de cette première crise de l'ère McCourt.

En football comme en botanique, les plus belles réalisations naissent parfois d’une grosse bouse. Mais si, une épopée en coupe démarre souvent d’un 32e de finale volé à la 92e minute. Vous ne voyez toujours pas ? Demandez à un Portugais de vous raconter son Euro 2016… Bref, si notre théorie fumeuse se confirme, les supporters de l’OM peuvent espérer un très beau parcours dans cette Ligue Europa. Car la campagne des poules a débuté d’une bien piteuse manière, avec une triste victoire 1-0 au Vélodrome, face à Konyaspor, l’équipe la plus faible du groupe.

« C’est la bonne réponse » (sous entendu au début de crise), a tenté Rudi Garcia en conf' de presse. « Ce n’est pas une victoire qui va changer l’atmosphère », lui a répondu Adil Rami. Et on n’est plutôt d’accord avec M. Pamela Anderson, voilà pourquoi.

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Parce que les supporters sont toujours fâchés. Humour, colère, spectacle : les Ultras de l’OM ont été à la hauteur de leur réputation, ce jeudi soir. Ils ont mis le feu, quasi littéralement, puisque le Virage Sud (le seul ouvert) s’est presque embrasé de fumigènes et de bombes agricoles à la 15e minute. Après les banderoles, quelques sifflets en sont descendus, à la mi-temps et après le match, quand seuls Germain, Amavi et Gustavo semblaient vouloir saluer le public. Ils ont eu la bonne idée de rameuter les autres, mais pas sûr que ça suffise. Quelques applaudissements ont salué cette petite victoire, mais c'était bien timide.

Une banderole déjà mythique.
Une banderole déjà mythique. - A.C. Poujoulat / AFP

Le divorce semble profond, et la meilleure preuve, autant que les banderoles, c’est sans doute l’affluence. 8 649 personnes, même pour de la Ligue Europa, c’est un désastre. « Il faudra plus de victoires pour les faire revenir », a reconnu Dimitri Payet. Et Valère Germain a franchement hésité quand on lui a demandé si lui serait venu au Vélodrome, lui, ce jeudi…

Parce que la défense est toujours aussi flippante. « C’est important de ne pas avoir encaissé de but », ont martelé joueurs et coach en zone mixte. C’est vrai, mais 1/ ce n’est pas passé loin, puisque Konyaspor a touché la transversale en deuxième mi-temps 2/ cette « clean sheet » cache plusieurs moments bien inquiétants pour les supporters de l’OM. La transversale de Bourabia, donc, mais aussi ces deux corners dégagés à l’arrache dans le temps additionnel…

L’arrière-garde ne respirait pas vraiment la sérénité, malgré un système de jeu bien plus favorable que lors des deux derniers matchs, avec deux milieux défensifs, Kamara et Gustavo. Adil Rami a d’ailleurs confirmé toutes nos craintes dans une décla 0 % langue de bois… Et qui en dit long sur l’état de la défense marseillaise :

« « On avait deux guerriers devant nous. Bouba (Kamara) faisait attention à couvrir tout le monde, il ne nous laissait pas de un contre un à gérer. Et on sait que face à des joueurs plus rapides, c’est parfois compliqué pour nous. » »

Thauvin et Payet, on en parle ? C’est le revers de la médaille (déjà pas bien brillante) que l’on vient d’évoquer. Avec ce nouveau système à deux défensifs, l’OM pêche encore plus qu'avant à la création. Sanson n’était pas très à l’aise à gauche (« ça fait longtemps que je n’avais pas joué à ce poste »), Thauvin à droite a été très maladroit et Payet en numéro 10 très intermittent.

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Arrêtons-nous deux secondes sur ces deux-là : dans le dur cette saison, Thauvin est très vaillant, mais quasiment jamais efficace. Quant à Payet… Pourtant replacé au poste qui lui convient le plus, le Réunionnais a complètement raté sa première mi-temps, avant d’adresser une passe décisive, sur corner, à Adil Rami. Ses statistiques sont faméliques : une passe D, OK, mais deux tirs cadrés sur cinq tentatives et… seulement 75,8 % de passes réussies.

« Il a été longtemps absent, il a besoin de rythme et je trouve qu’il est monté en pression au fil du match, a assuré Rudi Garcia. Et il est précieux sur coups de pied arrêtés. » C’est bien vrai, et c’était déjà le cas l’an dernier. Mais à 30 millions et vu son talent, on attend bien plus de lui qu’un coup franc ou qu’un corner bien ajusté de temps en temps.

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