Marseille: Agathe, l'étudiante marseillaise à l'assaut de la prestigieuse université d'Oxford

ETUDES Agathe Mangialomini, 18 ans, va faire sa rentrée au sein de la prestigieuse université d’Oxford, en Angleterre…

Adrien Max

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Agathe, entourée de ses professeurs du lycée Saint-Charles
Agathe, entourée de ses professeurs du lycée Saint-Charles — Agathe Mangialomini
  • Agathe a suivi la section internationale du Lycée Saint-Charles de Marseille.
  • Elle a été acceptée à l’université d’Oxford pour y étudier la littérature moderne.
  • Selon elle, le recrutement se fait sur le profil et la personnalité plus que sur les compétences pures.

« La première fois que je suis allé à Oxford c’était un voyage scolaire de 4e, je m’en fichais totalement. » Quelques années plus tard, le discours d’Agathe Mangialomini a bien changé. Scolarisée au lycée Saint Charles à  Marseille ( Bouches-du-Rhône) en section internationale anglaise, cette brillante élève a obtenu son bac scientifique avec mention très bien en juin dernier. Mais ce n’est pas sa plus belle réussite puisqu’elle a été acceptée dans la prestigieuse université anglaise d’Oxford, en section littérature.

Agathe et sa famille, lors de sa remise de diplôme.
Agathe et sa famille, lors de sa remise de diplôme. - Agathe Mangialomini

Une réussite inespérée pour Agathe, loin d’imaginer qu’elle avait le niveau pour prétendre à une telle université. « Ça m’intéressait mais je ne pensais pas que je pouvais me le permettre. J’avais peur de me présenter et de prendre un coup à l’ego si ça n’avait pas marché », explique Agathe. Heureusement, ses parents et ses profs sont là pour la convaincre de postuler. « C’est vrai qu’elle pensait que ce serait trop dur, mais je lui ai dit d’essayer, qu’elle n’avait rien à perdre », raconte Jeanne, sa maman.

De précieux conseils

Laure Choffrut-Marin, professeure de littérature anglaise, était, elle, convaincue de sa réussite. « C’est une élève brillante, c’est pourquoi nous l’avons toujours poussé à postuler à Oxford », explique-t-elle. Sans ses professeurs, la tâche aurait été encore plus difficile pour Agathe, en raison du recrutement particulier de l’université. « Ils nous demandaient des notes prédictives pour le bac, ce dont nous ne sommes pas du tout habitués ici en France », ajoute Laure Choffrut-Matin. Agathe a aussi dû remplir un dossier, avec ses notes depuis le lycée et une lettre de motivation « originale et personnelle de 4.000 signes », précise la jeune fille.

Elle passe un test écrit à Lyon, puis l’université d’Oxford l’invite pendant quatre ou cinq jours afin de visiter l’université, et de lui faire passer un oral. « On pouvait se faire interroger à n’importe quel moment pendant ces plusieurs jours », explique Agathe. Heureusement, ses professeurs étaient là pour la guider. « Un collègue était à Cambridge, il connaît le fonctionnement des universités anglophones, on a pu l’entraîner et lui donner des conseils », ajoute la professeure.

Profil spécifique

Pour Agathe, la préparation joue forcément un rôle, mais ce n’est pas le plus déterminant. « J’ai vu des personnes qui se préparaient depuis des années à rentrer à Oxford. Mais ce qui importe le plus, c’est la personnalité du candidat. » Une personnalité qu’elle a pu développer au sein de la section internationale du lycée Saint Charles : « On a une pédagogie très anglophone, basée sur la valorisation de l’élève. On croit en eux et on leur transmet cette confiance », détaille Laure Choffrut-Marin.

Agathe et sa sœur, lors de sa remise de diplôme.
Agathe et sa sœur, lors de sa remise de diplôme. - Agathe Mangialomini

« J’avais un profil plutôt scientifique mais je me suis inscrite en littérature moderne. J’adore la philosophie et en plus je viens de Marseille », explique Agathe, convaincue que ça a joué un rôle. Le 1er octobre elle fera donc sa rentrée loin de chez elle. « On est encore dans l’organisation de sa rentrée, mais ce sera difficile de ne pas verser une larme le jour de son départ », affirme Jeanne, sa maman. Heureusement, Irène, la petite sœur d’Agathe, a prévu de lui rendre visite. « J’ai des amis qui sont à Glasgow, on va faire en sorte de se voir », tente de se rassurer Agathe, qui va quitter le domicile familial pour la première fois. Elle a surtout prévu de revenir le plus souvent possible pour retrouver le soleil et la chaleur marseillaise.