Marseille: Deux ans de prison pour un homme qui voulait «planter des juifs»

TERRORISME Cet homme, qui dit avoir fait allégeance à Daesh, a été condamné pour apologie du terrorisme...

J.S.-M. avec AFP

— 

Il projetait d'attaquer la Grande Synagogue de Marseille.
Il projetait d'attaquer la Grande Synagogue de Marseille. — Capture d'écran Google Street View

Mohamed Chebab l’a répété plusieurs fois, en garde à vue. Il comptait « planter des juifs dans une synagogue de Marseille » et prévoyait d'« en tuer au minimum trois ». Evoquant les attentats de Nice ou de Saint-Etienne du Rouvray, il martelait « qu’écraser 80 personnes avec un camion ou égorger un prêtre ça ne [lui] fait rien ». Cet homme de 33 ans, qui dit avoir fait allégeance à l’Etat islamique, a été condamné ce mardi à deux ans de prison pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionnel de Marseille.

>> A lire aussi : Dans les Bouches-du-Rhône, un homme voulait commettre un attentat contre des migrants et des djihadistes

Le prévenu, qui faisait l’objet d’une fiche S avait été interpellé, le 11 mai 2016 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) alors que sa compagne était parvenue à s’échapper du mobil-home où ils habitaient et où il la séquestrait, selon ses dires, depuis plusieurs jours. Lors de l’intervention des policiers, deux grands couteaux étaient posés sur une table.

Quinze condamnations en douze ans

Pendant son interpellation, Mohamed Chebab avait crié « Allah Akbar, l’Etat islamique restera » à plusieurs reprises, et lancé aux policiers : « Le Coran dit qu’il faut vous tuer, vous avez bien fait de prendre mes couteaux parce que j’avais prévu de m’en servir, de découper vos enfants… Je voulais partir là-bas, je parle de Daesh… Vous ne savez pas qui vous avez arrêté. »

Condamné à quinze reprises entre avril 2002 et avril 2014, Mohamed Chebab a fait part aux enquêteurs de son intention de partir en Syrie avec sa compagne et a dit s’être rendu en Belgique, à Molenbeek, pour y rencontrer « des frères ». Lors de l’enquête, un expert psychiatre avait conclu à des troubles psychiques ayant altéré son discernement tandis qu’un psychologue a évoqué « un raccrochage narcissique à une idéologie islamiste radicale tendant à conférer un sens à son existence ».