Tennis: Le dossier «ne tient pas la route»... Poursuivi pour favoritisme, le patron de la FFT plaide la nullité

JUSTICE Bernard Giudicelli comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Bastia...

J.S.-M. avec AFP

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Le président de la FFT Bernard Giudicelli.
Le président de la FFT Bernard Giudicelli. — J. Saget / AFP

Le dossier est embarrassant, mais selon l’avocat de Bernard Giudicelli, il ne « tient pas la route ». Le président de la Fédération française de tennis (FFT), Bernard Giudicelli, a plaidé mardi devant le tribunal correctionnel de Bastia la nullité des poursuites qui le visent pour favoritisme lors de la construction d’un centre de tennis, des faits qui remontent à 2013 alors qu’il présidait la ligue corse.

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La justice lui reproche un défaut de publicité lors de la construction d’un centre de tennis pour les jeunes à Lucciana, près de Bastia, un marché de 2,8 millions d’euros subventionné à 50 % par le Conseil territorial de Corse (CTC), la limite à partir de laquelle une mise en concurrence transparente des entreprises doit avoir lieu.

Une annonce uniquement sur le site Internet de la ligue

Un entrepreneur s’estimant lésé avait porté plainte, affirmant ne pas avoir eu connaissance du marché. La ligue corse avait fait paraître l’appel d’offres seulement sur son site web et non dans un journal professionnel. « L’entrepreneur qui ne joue pas au tennis n’avait aucune chance de voir l’annonce ! », a relevé le procureur de la République, Nicolas Bessone.

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A l’ouverture du procès, l’avocat de Giudicelli a demandé à la présidente du tribunal la nullité de la citation à comparaître, et la nullité des poursuites. Bruno Quentin a notamment pointé le montant de la subvention perçue pour la construction, qui était pile de 50 % selon lui et non « de plus de 50 % », le chantier ne tombait donc pas sous le coup d’une obligation de publicité, a-t-il estimé.

Convocation trop imprécise

Bernard Giudicelli, qui n’a jamais été condamné, comparaît pour la deuxième fois dans cette affaire, puisqu’il avait déjà été convoqué devant le tribunal correctionnel de Bastia en novembre 2015. Le tribunal avait alors donné raison à son avocat qui soutenait que la convocation de Giudicelli était trop imprécise pour lui permettre de préparer sa défense.

« Quant à deux reprises on n’arrive pas à bâtir une citation qui tienne la route (…) peut-être faut-il s’interroger sur la validité des poursuites », a plaidé Bruno Quentin.